Les journaux Die Welt et Les Echos ont dressé la liste des expressions qui devraient faire tiquer un candidat à une offre d’emploi et de celles à éviter dans sa propre candidature.
Il existe des mots dont il faut se méfier à la lecture d’une offre d’emploi sur internet et qui sont annonciateurs de la réalité de l’emploi en question. Le quotidien allemand Die Welt a consacré un long article à ce sujet épineux, pour lequel il s’appuie sur une étude réalisée par la plateforme d’apprentissage des langues Preply, qui a sondé un millier de salariés afin de connaître les termes ou expressions qui les mettent mal à l’aise, voire les choquent, dans les annonces d’emploi.
D’après le journal, la pire d’entre elles est l’expression anglaise Work hard, play hard que l’on peut traduire par « travailler dur et profiter de la vie ». Cette phrase qui est censée incarner la balance idéale entre vie professionnelle et vie personnelle induit l’idée qu’il est possible de donner le maximum dans les deux cas. Une idée un peu utopique selon les salariés, qui rient jaune.
Attention à l’« ambiance familiale »
L’article invite aussi à se méfier des mots : polyvalent, résistant au stress, hors de la mentalité 9h-17h, capacité à travailler sous pression, capacité à sortir de sa zone de confort ou multitâche. Un élément de langage qui irrite particulièrement les salariés est l’évocation de l‘« ambiance familiale » d’une entreprise.
À ce sujet, Die Welt, dans un propos assez croquignolet, résume le point de vue de nombreux salariés : « On est déjà heureux de voir sa belle-mère ou son oncle qu’une seule fois par an à Noël, alors les traumatismes familiaux doivent-ils vraiment être importés dans le monde du travail ? Non merci. »
Des conseils pour son propre CV
De son côté, le journal Les Echos donne des conseils sur les mots à éviter dans son CV. Il liste les termes « motivé » et « dynamique », car cela devrait aller de soi lorsqu’on postule quelque part, « créatif » et de manière générale tous les jargons et abréviations spécifiques à un métier ou à un secteur, comme celui de la finance par exemple.
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L’expression « mes références sur demande », renvoie une image un peu présomptueuse, tout comme les prétentions salariales. Car dans prétention, il y a prétentieux, glisse Les Echos. Enfin, inscrire « anglais courant » manque cruellement de précision. Si par courant, le candidat informe qu’il sait dire bonjour et merci, il est probable que ça ne suffira pas.
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