Notre-Dame de Paris : Restaurer le marbre, un travail en toute discrétion

Sarah Meyssonnier -Pool/SIPA

2000 artisans, compagnons et experts ont été les témoins privilégiés de cette aventure humaine, scientifique et artistique. Olivia Salaün a participé à la restauration du marbre de Notre-Dame, une tâche complexe, toute en discrétion. 

« Nous sommes intervenus le cœur de Notre-Dame, au pied de l’autel majeur. Tous les sols sont en marbre chatoyant, très coloré. C’est un décor de marqueterie de marbre, qui fonctionne comme la marqueterie de bois, sauf que ce sont des assemblages de différents morceaux de marbre de couleurs différentes qui viennent vibrer et créer des motifs. Tous les éléments sont imbriqués les uns dans les autres, il n’y a pas de joint.

Tout l’enjeu d’une restauration réussie, c’est qu’il faut se faire oublier. Il a fallu faire venir de carrières le marbre le plus équivalent, et ensuite lui rendre un aspect vieux marbre alors qu’il ne l’est pas.

Mille variations et mille vibrations dans le marbre

Il y avait à Notre-Dame certaines dalles stockées, notamment dans des rouges, ce qui était très intéressant. Il faut chercher les bons veinages, la bonne couleur. Il y a mille variations, mille vibrations et il faut trouver ce qui sera parfait à l’endroit où il va être posé. 

On est extrêmement content du rendu final. Le regard file sur l’ensemble du chœur et c’est un ensemble magnifique. C’est très émouvant. »

Propos recueillis par Laurie-Anne Toulemont

Retrouvez les reportages de Laurie-Anne Toulemont sur la réouverture de Notre-Dame de Paris dans la matinale de Radio Classique

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