Le conflit au travail est un sujet assez habituel dans les entreprises mais l’angle des conflits à distance en télétravail, lui, a été beaucoup moins abordé. Pourtant, selon le site moncvparfait qui a sondé un millier de personnes à ce sujet, les « empoignades virtuelles », sont tout aussi courantes que les prises de bec au bureau.
D’après l’étude, 80% des salariés y ont déjà été confrontés, et il s’agit dans 65% des cas d’une situation conflictuelle avec un collègue. Les conflits avec les N+1 ou les managers ne viennent qu’après, tout comme ceux avec des tierces personnes ou dans une autre entreprise. Les causes de ces disputes seraient notamment le manque de travail en équipe, le stress lié au travail, un comportement grossier ou outrageux ou un manque de transparence.
Le fait que le théâtre de ces conflits soit numérique, et donc à distance, peut favoriser ces conflits d’ailleurs. C’est ce que l’on appelle le « syndrome Twitter » – X désormais – où l’on s’écharpe en permanence par écrans interposés. Mais dans le cas des conflits au travail, ils ont lieu au sein de l’entreprise, ce qui fait que personne n’est anonyme.
Le télétravail rend les N+1 plus agressifs
Dans la moitié des cas, ils ont lieu sur les applications de discussion professionnelle, par exemple à la faveur d’un échange sur Slack ou Microsoft Teams. Mais ils peuvent aussi avoir lieu verbalement, comme en visioconférence.
Les applications de communications privées et non-professionnelles, comme WhatsApp, sont également des lieux où les esprits peuvent s’échauffer. 36% des sondés estiment d’ailleurs que le travail à distance rend leur N+1 plus agressif et parmi eux, 69% ont déjà reçu des noms d’oiseaux de la part de leur supérieur.
Prendre ses collègues avec des pincettes
On aurait tendance à penser que ceux qui sont bardés de diplômes, ont fait des études supérieures et occupent des « gros » jobs sont capables de prendre des décisions avisées et de manifester leurs désaccords de façon posée, mais pas du tout. C’est même le contraire, puisque l’étude de moncvparfait observe une corrélation positive entre le niveau de formation et la probabilité de prendre part à un conflit à distance, dans 87% des cas.
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Ces disputes peuvent s’expliquer par des ego parfois démesurés, qui ne supportent pas la contrainte, les ordres, ou que l’on dise le contraire de ce qu’ils pensent. ce sont donc des profils à prendre avec des pincettes ! Mais si l’on prend tout le monde avec des pincettes on finit par ne pas dire la vérité pour éviter le conflit, ce qui est encore pire…
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