« J’ai retrouvé une qualité de soin » : le déconventionnement des médecins généralistes, un pari gagnant ?

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Sur les 230.000 médecins en France, 100.000 sont des généralistes. Le Parisien nous apprend qu’ils sont de plus nombreux à pratiquer le déconventionnement.

Ces praticiens ont décidé de couper le lien qui les unissait à la sécurité sociale afin de voler de leurs propres ailes. Environ 3000 médecins ont basculé dans le fameux secteur 3, à la fois synonyme de liberté tarifaire et de simplification administrative, un chiffre fourni par Jérôme Marty, lui-même médecin généraliste et président de l’Union française pour une médecine libre. Ils sont moins nombreux, corrige l’assurance maladie de son côté, prise dans un bras de fer depuis de longs mois avec les médecins, qui réclament notamment une hausse franche du prix de la consultation.

Pour le médecin, le déconventionnement est une décision lourde de conséquences d’un point de vue financier. Non seulement le praticien peut appliquer le tarif qu’il souhaite, mais en plus, l’assuré ne sera pas remboursé, ce qui a priori, pourrait peser dans la balance. Sachant que cela va vous coûter plus cher, est-ce qu’il faut payer ou quitter ce praticien que vous connaissez bien pour un autre médecin que vous ne connaissez pas ?

La question est compliquée et ne peut pas se réduire au seul argument financier. Tout dépend de la relation vécue et de la qualité de cette relation que les patients ont avec leur médecin. La confiance également est importante.

« L’impact financier m’a fait peur »

En changeant de médecin, on sait ce que l’on perd mais pas ce que l’on gagne. « Au début, l’impact financier m’a fait peur », explique ainsi au Parisien Aurélie, mère de 3 enfants, « Mais finalement, j’ai retrouvé une qualité de soin que nous avions un petit peu perdue à cause de l’obligation de voir beaucoup de patients en peu de temps », le côté « usine » d’un cabinet médical en somme.

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C’est précisément pour cela que médecins et patients gagnent au change. Avec ce système, les uns comme les autres ont du temps et cela permet notamment aux médecins d’accorder des créneaux urgents à leurs patients lorsqu’ils en ont besoin et de passer davantage de temps en rendez-vous, ce qui accroît donc la qualité de la relation au travail.

Quentin Périnel

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