C’est le lot de nombreux Français. Plus d’un salarié sur deux déclare ainsi faire des heures supplémentaires, un phénomène accentué par le télétravail.
Un ouvrier qui ne compte plus ses heures sur le chantier, un salarié dans l’urgence qui se doit de terminer un dossier avec une date butoir très proche, un autre qui se démène en « zappant » ses pauses déjeuner afin de pouvoir partir en vacances l’esprit tranquille… Il y a mille cas de figures de prolongations d’une journée de travail !
Le cliché selon lequel les heures sup’ ne concernent que les heures du soir est largement faux. La journée de nombreux télétravailleurs commence d’ailleurs bien avant l’aube et se termine bien après l’heure du dîner. C’est que révèle une étude d’ADP – issue de son enquête People at Work.
La qualité de vie au travail est supérieure lorsqu’on est en présentiel !
Le télétravail favorise les heures supplémentaires, la tendance est confirmée. Depuis la crise sanitaire, le travail à distance est entré totalement dans les mœurs. On note désormais de grandes disparités concernant la qualité de vie au travail entre télétravailleurs et collaborateurs sur site – chiffres à l’appui. Plus de deux tiers des télétravailleurs déclarent effectuer des heures supplémentaires non rémunérées. Ils donneraient en moyenne à leurs employeurs l’équivalent de 7,66 heures supplémentaires non rémunérées effectuées sur leur temps libre chaque semaine, comparé à la moyenne de 5,06 heures pour ceux qui exercent sur site.
De plus, ils sont plus de la moitié à avouer envisager de faire des heures supplémentaires non payées pour sécuriser leur emploi. Ils font des efforts pour se rendre le plus disponible possible pour combler cette absence physique. 57% des télétravailleurs estiment que leur employeur surveille davantage les collaborateurs qu’auparavant et 54 % d’entre eux se sentent même jugés du fait qu’ils jouissent de conditions de travail flexibles !
Les télétravailleurs sont plus stressés que ceux qui sont sur site
Cela révèle que les télétravailleurs se sentent parfois coupables d’être à distance ! Que cela les ronge ! On ne peut pas réellement parler de charge mentale du télétravailleur mais presque puisque cette étude d’ADP qui a sondé 32.000 actifs dans 17 pays – dont près de 2000 en France – révèle que les travailleurs à distance sont plus stressés que ceux qui sont sur site.
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L’éloignement du camp de base, du bureau, à haute dose, cela finit par rendre nerveux. Conclusion : la flexibilité, la distance, cela a du bon, c’est pratique évidemment, mais attention à ce que ses atouts ne se transforme pas en un contraignant fil à la patte…
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