« C’est réjouissant » : #MeToo a changé les rapports amoureux, selon un sondage

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Le magazine Elle vient de publier un sondage sur les nouveaux codes amoureux. Des changements bienvenus, selon nos Esprits Libres Jean-Marie Colombani, fondateur de Slate.fr et Géraldine Woessner, rédactrice en chef au Point et nouvelle venue dans l’émission.

Sept ans après le début de la vague #MeToo, les rapports amoureux ont changé, selon ce sondage du magazine Elle. Une majorité de femmes osent faire le premier pas, et elles se sentent plus libres de dire « oui » ou « non ».

« On dit que les rapports [entre hommes et femmes] se tendent, qu’on s’américanise, qu’on se regarde en chiens de faïence… ça n’est pas le cas ! » salue Géraldine Woessner. Cette grande remise à plat des codes entre les sexes montre, selon elle, « qu’on a peut-être enfin digéré le mouvement #MeToo ». Elle déroule ces aspects « réjouissants » : « on ne peut plus voler des baisers et on revient à un mode respectueux des relations entre les êtres ». 

La galanterie, une « politesse »

Tout ceci n’empêche pas la galanterie, qui n’est pas du sexisme, selon Jean-Marie Colombani, mais une « convivialité, une politesse ». « Il est heureux que le regard change et que les Français s’accordent à ces changements ». L’éditorialiste estime toutefois qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire : « beaucoup de réflexes sont toujours ancrés dans un solide machisme, un sentiment de supériorité masculine ». Il appelle à rester vigilant face aux comportements agressifs qui n’ont pas disparu « dans le métro et dans la rue ».

Au-delà des rapports amoureux, soulignent les deux Esprits libres, il y a aussi l’égalité salariale. « On n’y est pas encore, même si c’est une réalité, on progresse », assure Géraldine Woessner. Une vision appuyée par Jean-Marie Colombani, ancien directeur du Monde et qui a démarré comme jeune journaliste au service politique : « il n’y avait pas de femmes. Elles n’y étaient pas les bienvenues ».

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Devenu directeur, il s’est aperçu d’une « inégalité de salaire extravagante entre une femme cheffe de service et les chefs de services masculins ». Une différence qu’il a d’emblée corrigée. « On voit bien qu’on vient de très loin », poursuit-il, se disant « très méfiant quand on parle des excès de #MeToo ». Il y voit une transformation « heureuse et nécessaire ».

Béatrice Mouedine

 

 

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