Le trompettiste Ibrahim Maalouf a récemment été écarté du jury du festival du film américain de Deauville, en raison d’un « malaise » dans l’équipe, après une affaire d’atteinte sexuelle sur mineure qui s’est achevée par une relaxe. Il compte porter plainte contre la direction du festival. Une position soutenue ce mercredi par les Esprits Libres Ruth Elkrief et Marc Lambron.
C’est une mauvaise publicité pour le festival de Deauville, qui commence dans 10 jours. La décision de la nouvelle directrice Aude Hesbert d’écarter Ibrahim Maalouf pour une affaire qui a été jugée, et pour laquelle il est considéré comme innocent, continue de provoquer des remous. L’artiste s’est d’ailleurs exprimé publiquement en annonçant son intention de porter plainte.
« Impérativement, il faut se fier à la décision de la justice, sinon on n’a plus de repère », appuie l’éditorialiste Ruth Elkrief. Certes, ces affaires sont généralement « complexes et délicates », mais « elle a été tranchée. Il a été relaxé ». Elle y voit une forme d’ « américanisation de la culture », un phénomène inquiétant : « il faut rester Français dans ce contexte, et ne pas se laisser intoxiquer par la condamnation à vie ».
Une pression des acteurs et sponsors américains
Elle souligne d’ailleurs que la directrice – française – du festival américain a « dit clairement qu’il y a eu des pressions des acteurs et des sponsors américains, très inquiets sur ces questions ».
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Pour l’Académicien Marc Lambron, Ibrahim Maalouf est « stigmatisé » alors qu’il a été blanchi par la justice en 2020. Il compare le Festival de Deauville en « cour d’appel sauvage autoproclamée pour annuler ou inverser un justement définitif ».
Béatrice Mouedine
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