Yannick Nézet-Séguin, passionné de tennis, compare Rafael Nadal à Beethoven

Pas de finale à Roland Garros ce dimanche mais du tennis malgré tout dans un grand entretien avec Yannick Nézet-Séguin dans L’Équipe. Le chef d’orchestre canadien y raconte sa passion pour le tennis et son admiration pour Rafael Nadal.

 

Yannick Nézet-Séguin : « le tennis me permet de m’équilibrer comme musicien »

Pour beaucoup, Yannick-Nézet Séguin c’est le leader de l’OM, pas celui de Marseille, plutôt celui de l’Orchestre Métropolitain de Montréal dont il est le directeur musical et bien plus passionné de tennis que de football comme il l’a confié dans un entretien au quotidien sportif L’Équipe, alors qu’aurait dû se jouer dimanche la finale de Roland Garros. Une finale qui aurait certainement vu Rafael Nadal tenter de remporter un 13titre sur la terre battue parisienne pour le plus grand plaisir de Yannick Nézet-Séguin qui a découvert le tennis grâce au Majorquin: « En 2005, j’étais avec mes parents à Monaco et, pour faire plaisir à mon père qui adore tous les sports, j’avais acheté des billets pour la finale de Monte-Carlo. J’y ai vu Nadal remporter son 1er grand titre. Je me suis pris de passion en même temps pour le jeu et le joueur ».

 

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Une passion pour la petite balle jaune qui ne quitte plus le chef d’orchestre canadien : « Depuis 15 ans, suivre le tennis me permet de m’équilibrer comme musicien (…) Je n’avais que la musique dans ma vie et le tennis est devenu une soupape, un contre-point essentiel ». Yannick-Nézet Séguin qui n’hésite pas, dans cet entretien à faire des parallèles entre la musique classique et le tennis : « à commencer par ce rapport très fort à la tradition, ce paradoxe de devoir devenir plus moderne tout en restant dans les règles de l’art ».

 

Rafael Nadal c’est « très Beethoven”, selon Yannick Nézet-Séguin

Devenu ami avec Rafael Nadal (dont le grand-père fut chef d’orchestre à Majorque) Yannick Nézet-Séguin explique à Julien Reboullet ce qui l’attire dans le jeu du champion espagnol: « Très souvent, mes amis musiciens adorent Federer, son élégance, sa fluidité, son raffinement. On touche là une valeur très musicale : la relaxation, l’absence de tensions néfastes pour le beau son. Mais ce qui me plaît le plus dans la musique, c’est la passion, et c’est pour ça que j’ai tendance à me relier à Nadal ». Yannick Nézet-Séguin salue l’engagement que Nadal met dans son jeu, soulignant la détermination avec laquelle il se bat pour chaque point : cela « entre en résonance avec ma considération qu’absolument chaque note est importante ». L’émotion au cœur de la musique, comme dans le tennis, c’est ce qui touche Yannick Nézet-Séguin, expliquant qu’en musique, « ce qui vient nous chercher, ce n’est pas juste que tout soit beau et joli, ce sont les grands moments (…)où les passions se déchaînent, avant de laisser la place à une accalmie. Nadal, c’est très Beethoven, en fait ».

 

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Une admiration pour le joueur espagnol au point que le chef canadien confie dans cet entretien à L’Équipe que, si 2 de ses 3 chats portent des noms célèbre dans l’opéra, Mélisande (Pelléas et Mélisande de Debussy) et Rodolfo (la Bohème de Puccini), le troisième s’appelle… Rafa et préfère jouer à la balle.

 

 Philippe Gault

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