Voiture autonome : Google lance des taxis sans chauffeurs à Phoenix 

A Phoenix (Arizona), Waymo, branche du groupe Google, s’apprête à commercialiser son service de robotaxis.

 

A Phoenix, Waymo commercialise les voitures autonomes

Depuis ce week-end, les habitants de Phoenix peuvent télécharger l’appli du service Waymo et peuvent commander un taxi qui viendra les chercher sans chauffeur. Le nombre de courses proposées sera encore un peu limité mais le service va progressivement s’ouvrir à tous les habitants de la cinquième ville la plus peuplée des Etats-Unis. On passe du test grandeur nature à la véritable commercialisation d’un nouveau service.

 

Les conditions météorologiques peuvent être un frein à la généralisation

Le service ne va pas encore se généraliser partout dans le monde. Pour l’instant ce n’est proposé que dans une seule ville dans laquelle plusieurs centaines de véhicules intelligents ont parcouru des millions de kilomètres depuis cinq ans. La cartographie est totalement maîtrisée. Cette ville se trouve par ailleurs en Arizona, une région désertique où les conditions météos perturbent peu les transports.

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Pour mondialiser le service, la prochaine marche à franchir est très haute. Il faudrait que des voitures puissent s’orienter sur des routes qu’elles n’ont jamais empruntées, ce qui peut prendre des années. Il faudra ensuite que les véhicules puissent rouler dans la neige, le brouillard ou la pluie. Dans l’histoire automobile, c’est un nouveau chapitre qui s’ouvre mais cette histoire n’est pas terminée.

 

Uber et les constructeurs automobile distancés dans la course

Waymo, la filiale d’Alphabet, la maison-mère de Google, a beaucoup d’avance. Le groupe s’est lancé en 2009. Google a apporté sa puissance de feu technologique et a investi plus de 5 milliards de dollars. Et aujourd’hui, Waymo ouvre son capital et vient de lever 3 milliards de dollars. La filiale d’Alphabet multiplie les partenariats avec les constructeurs comme Fiat Chrysler ou Volvo. Waymo est maintenant prêts à licencier leur technologie pour la tester et la faire progresser en retour. Uber qui était à un moment un concurrent n’a plus les moyens de rivaliser.

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Les constructeurs automobiles qui se contentent de développer de l’assistance au conducteur mais pas de l’autonomie totale ne sont également pas en mesure de rivaliser. Ils étaient déjà plus pauvres que Google avant le Covid et aujourd’hui il faut gérer la crise économique et sanitaire. Et le principal défi de ces industries est aussi d’investir des milliards dans le moteur électrique. Il faut gérer les priorités. Personne n’est en position de dépenser des milliards en se disant que le retour sur investissement va encore prendre dix ans. Le seul rival potentiel s’appelle Tesla qui considère que sa voiture est aussi et avant tout un ordinateur.

David Barroux