Covid-19 : Le boom des produits d’entretien !

La crise du Covid a fait les affaires des géants des produits d’entretien. Ce n’est pas très surprenant, quand tout le monde a peur d’être tué par un virus, on achète plus d’éponges, de lingettes, de pschitt lavant, d’eau de Javel ou de gel hydroalcoolique. Mais là, notre consommation a été boostée dans des proportions incroyables, avec des hausses atteignant parfois plus de 150% !

 

Les ventes de produits d’entretien ont encore bondi de 120% en juillet

Pendant le confinement les ventes de produits d’entretien ont littéralement explosé de 155%. Et la tendance s’est maintenue après puisqu’en juillet c’est un rayon qui affichait encore un joli +120% dans les hypermarchés. Et avec la perspective de la seconde vague, je sens que l’on va recommencer à faire des stocks. D’abord on a tous passés plus de temps à la maison et on a passé plus de temps en France pendant les vacances.

 

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Quand on reste plus chez soi, on a tendance à s’occuper de sa maison. Du coup, les autres secteurs qui ont profité de cette période se sont l’ameublement, le bricolage, le rayon jardinage… On a pris du temps pour aménager et entretenir l’endroit où on passe le plus de temps. Les chiffres montrent que l’épargne de précaution a progressé en France. On a dépensé moins futile et plus utile et les produits d’entretien en on particulièrement profité.

 

Unilever, un des principaux groupes de produits d’entretien a des usines en France

La bonne nouvelle, si j’ose dire c’est que le savon, le bicarbonate et les désinfectants en tous genres sont souvent made in France. C’est normal. On parle de produits qui peuvent être lourds et relativement volumineux –surtout quand on les vend dans de grands formats pour le nettoyage en entreprises ou en usines- et pourtant ce sont des produits qui ne sont pas vendus très cher. Il faut donc produire à proximité des zones de consommation pour limiter les coûts de transport.

 

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Cela a donc profité à la production française mais pas qu’à des entreprises tricolores. Puisque les Unilever ou d’autres produisent aussi ici. Et ce boom a aussi profité aux fabricants de matières premières ou d’emballages. L’éthanol a ainsi flambé de 60% et on a manqué de bouteille de 75 cl. Individuellement, chaque produit coûte peu mais les volumes cumulés sont tels qu’au total on parle quand même d’un marché de presque 5 milliards et qui emploie plus de 5.000 personnes.

David Barroux