S’adapter plutôt qu’annuler : le Capitole de Toulouse a sauvé Cosi fan tutte du Covid!

Des cas contact parmi l’orchestre, identifiés quelques heures avant une représentation de « Cosi fan tutte » au Capitole de Toulouse, ont contraint la formation à s’adapter pour sauver le spectacle et satisfaire le public qui a eu droit à une version inédite.

 

Mozart a remplacé Bizet pour l’ouverture de la saison du Capitole

Décidemment cette rentrée au Capitole de Toulouse en pleine crise sanitaire due à la pandémie de coronavirus s’est révélée bien plus compliquée que ce à quoi s’attendaient ses responsables. Il a fallu tout d’abord déprogrammer « Les pêcheurs de perles » de Georges Bizet, initialement prévu pour ouvrir la saison lyrique 2020/2021 et que devait diriger Emmanuel Plasson, mais dont le plateau (musiciens, choristes et danseurs) se révélait incompatible avec les restrictions sanitaires en vigueur.

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Pas de quoi perturber Christophe Ghristi, le directeur artistique du théâtre du Capitole, qui a proposé de monter à la place le « Cosi fan tutte » de Mozart qu’Ivan Alexandre a conçu pour le théâtre baroque de Drottningholm et qui devait initialement être donné à Bordeaux en fin de saison. Pour l’occasion la direction musicale a été confiée à Speranza Scappucci, qui a donc fait ses débuts au Théâtre du Capitole le 26 septembre pour 7 représentations.

Une version improvisée de « Cosi fan tutte » pour piano et piano-forte

Jusqu’ici tout allait bien mais vendredi 9 octobre, quelques heures avant l’avant-dernière représentation, la direction du Théâtre du Capitole apprenait que des cas contact étaient identifiés parmi les membres de l’orchestre qui ne pouvait donc pas jouer le soir-même. Mais cette fois-ci c’est la cheffe italienne et le chef de chant Robert Gonnella qui ont relevé le défi et proposé de donner malgré tout le spectacle en se partageant la partie musicale du chef d’œuvre de Mozart, elle au piano-forte et lui au piano, accompagnés des chanteurs et des danseurs. Une performance qu’ils ont réédité dimanche après-midi, agrémentée pour la dernière représentation de cordes, timbales et tambour, devant un public surpris mais conquis.

Philippe Gault

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