Restrictions sanitaires à Paris : Le succès des fêtes privées payantes

Depuis ce matin les bars sont fermés à Paris et en petite couronne, mais les soirées privées payantes se multiplient et Le Parisien-Aujourd’hui en France s’y est invité et ça sent bon la prohibition.

 

Le Parisien décrit une fête avec 81 personnes dans 60 mètres carrés

Samedi 2h30 du matin, les journalistes noctambules du Parisien sont informé qu’il y a fête dans un appartement du centre de Paris. Ils y vont, toquent à la porte, une jeune femme en robe de soirée leur ouvre la porte d’un 60 m2 situé sous des locaux professionnels et devant un immeuble de bureau, le lieu idéal pour faire du bruit. Les journalistes arrivent dans la cuisine où deux jeunes femmes font chauffer un appareil à carte bleue. C’est une soirée privée mais payante. Un clandé comme on disait autrefois.

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Dans le salon de 30 mètres carré, 53 personnes, le Parisien a compté. L’organisatrice, c’est Naya qui n’a plus de boulot dans l’événementiel, elle organise ces soirées interdites et change d’adresse chaque semaine, dit-elle, pour ne pas se faire repérer par les flics. Mais la visite n’est pas terminée, juste à côté du salon, une pièce plus petite, volets fermés mais fenêtre ouverte, c’est le fumoir, 28 personnes, ce qui nous fait donc 81 personnes dans ce 60 mètres carré.

 

Laurent Lutse, le président de l’UMIH Cafés, Brasseries, Etablissements de Nuit, explique que le phénomène existe depuis le printemps

Alors combien ça coûte ? demanderait Jean-Pierre Pernaut : 150 euros pour les garçons et gratuit pour les filles, alcool et chicha à volonté. L’organisatrice propose aussi un ballon, pas un ballon de rouge, non un ballon de gaz hilarant, c’est gratuit pour les filles mais 10 à 15 euros pour les garçons. Et que fait la Police ? Interrogé anonymement par le Parisien, un haut gradé explique qu’il a pour instruction d’intervenir systématiquement, ce genre de soirée est passible d’une amendes de 3700 euros.

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Mais concrètement, la Police évite d’intervenir trop fermement car ça pourrait provoquer des émeutes, donc on se contente de faire baisser la musique. Laurent Lutse, le président de l’UMIH cafés et établissement de nuit interrogé par le Parisien a beau jeu d’expliquer que le phénomène existe depuis le printemps, et que la fermeture des bars et discothèques a simplement déplacé les jeunes ailleurs.

David Abiker

 

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