« Rassurisme » : Qui sont les scientifiques qui n’ont plus peur du coronavirus ?

« Rassurisme, ces scientifiques que le virus n’inquiète plus » . Libération fait sa Une sur ce mot : le rassurisme qui voit certains scientifiques expliquer que les restrictions à la vie sociale sont inutilement liberticides face à une maladie qu’ils jugent en bout de course.

 

Libération range Didier Raoult et Laurent Toubiana dans le camp des rassuristes

Libération s’interroge : méthode Coué ou inconscience ? Ca se discute, car Libération prend les arguments des rassuristes un par un. Il les examine, les pèse, les nuance mais ne les pulvérise pas. Premier argument des rassuristes, la quasi-totalité de la population a déjà été exposée au virus. Ils affirment également que l’épidémie stagne, voire qu’elle régresse. Qu’il n’y a quasiment plus de morts. Que le virus a muté, qu’il est moins dangereux. Enfin les rassuristes affirment que le confinement a été inutile. Aux rassuristes s’opposent les alarmistes.

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Les alarmistes estiment qu’il faut prendre des mesures drastiques de précaution. Mais qui a raison ? Libération a bien du mal à trancher. Pour l’épidémiologiste Laurent Toubiana, que Libération range dans la catégorie des rassuristes aux côté de Didier Raoult, les alarmistes ne prennent aucun risque. Si le pire arrive, ils diront je vous l’avais bien dit. Si le pire ne se produit pas, ils diront que c’est grâce aux mesures prises. A l’inverse pour l’épidémiologiste François Crémieux, qui lui fait partie des alarmistes -ou des prudents- c’est l’inverse : si les précautions fonctionnent, l’épidémie diminuera et les rassuristes pourront dire, regardez on avait raison il n’y a pas de deuxième vague.

 

Deuxième vague du coronavirus : « Plus on sera prêt, plus ce sera facile de l’affronter », estime le Dr Druais

Quand on a lu Libération, on ne sait plus quel camp choisir. Alarmisme ou rassurisme ? Vous pouvez peut-être, pour vous en sortir, choisir le camp des secouristes. Prenez le Dr Druais, c’est le seul généraliste a faire partie du conseil scientifique, il est sur le terrain. Ni alarmiste ni rassuriste, il porte secours à ses patients, ils les écoute, il les soigne, bref, il bosse, le Dr Druais ! Mais il a un devoir de lucidité quand il déclare au Parisien : « On va entrer dans une période plus chaude, pire que mars avril, on est plus dans une tornade mais dans un orage qui va durer des semaines. Plus on sera prêt, plus ce sera facile de l’affronter ».

David Abiker

 

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