Covid-19 : le virus ne circule pas, selon Laurent Toubiana

Laurent Toubiana, chercheur épidémiologiste à l’INSERM était l’invité de Bernard Poirette ce vendredi 18 septembre. Dénonçant « le flot de bêtises insupportables qu’on entend à longueur de journée », il annonce que le nombre de signataires de la tribune « Arrêtons de gouverner par la peur » -dont il fait partie- a atteint 160. Il assure que le virus ne circule pas, affirmant que 97% des tests sont négatifs.

« Ça crève les yeux, le virus ne circule pas », affirme Laurent Toubiana

Alors que le gouvernement a décidé d’alléger les consignes en cas d’élève testé positif au coronavirus, puisque les classes ne seront plus automatiquement fermées, Laurent Toubiana dénonce « de la poudre aux yeux ». Le chercheur fustige « le flot de bêtises qu’on entend à longueur de journée », pointant « le leitmotiv qui existe depuis des semaines : le virus circule toujours ». Rappelant qu’il a signé la tribune publiée par le Parisien « arrêtons de gouverner par la peur », il souligne qu’il y a aujourd’hui 160 signataires, contre une trentaine au début.

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Quand Bernard Poirette aborde le sujet des longues files d’attente devant les laboratoires pour se faire tester, Laurent Toubiana lance un pavé dans la mare : « ce qui est important c’est que 97% des tests faits sur 9 millions sont négatifs ! Les 3% testés positifs sont inférieurs à la marge d’erreur ! On nous démontre tous les jours et ça crève les yeux que le virus ne circule pas ! ». Face à cette déclaration fracassante, Bernard Poirette n’a pas pu s’empêcher de lever les bras et d s’exclamer : « mais les chiffres montrent qu’il circule ». L’épidémiologiste explique alors que le coronavirus a touché une partie de la population entre mars et mai, puis il y a eu une traîne épidémique et désormais des cas sporadiques.

 

Laurent Toubiana assure que l’épidémie de coronavirus est derrière nous

Mettant entre guillemets le terme de « première vague », il rejette « la théorie de la 2ème vague, complètement folle », estimant que si « vous enlevez ce postulat, tout s’écroule comme un château de carte ». Laurent Toubiana assure que la probabilité pour qu’il y ait une deuxième vague est faible, infiniment faible, résumant : « ce virus émergent a touché une partie de la population, les gens susceptibles de l’attraper, une partie énorme a été exposée et a fait une forme faible voire asymptomatique de la maladie ». Des patients asymptomatiques qui selon lui ont une utilité : « former une barrière de protection ». Laurent Toubiana a conclu l’interview par un « slogan » : « n’ayez pas peur, l’épidémie est derrière nous ».

Béatrice Mouedine

 

 

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