Plan de relance européen : Qui est Mark Rutte, surnommé « Mister Teflon » ?

La presse s’intéresse ce matin à Mark Rutte, le Premier ministre des Pays-Bas, à quelques heures d’un sommet capital des 27, qui doit acter ou non un plan de relance historique de 750 milliards d’euros. « L’Union européenne, le grand saut ? » s’interroge la Croix, « L’Europe ne veut pas toucher au grisbi » pour l’Humanité, quand le Figaro titre sur « Un sommet crucial ».

 

Mark Rutte cultive la sobriété à l’extrême, il n’a pas de voiture de fonction, ni de chauffeur

Et voilà Mark Rutte qui vient de nouveau jouer les trouble-fête, nous dit le quotidien. Portrait truculent ce matin de celui qui tient tête depuis des semaines à Angela Merkel et Emmanuel Macron sur ce plan de relance, en clair, l’acteur principal du bras de fer européen. Mark Rutte, « un homme qui cultive la sobriété à l’extrême dans un pays de culture protestante où l’on n’aime guère ce qui brille et où l’on se doit d’être normal » écrit Anne Rovan.

 

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Mark Rutte n’a pas de voiture de fonction, il n’a pas de chauffeur, pas de garde du corps. C’est à vélo qu’il se déplace. Et si la météo n’est pas bonne, il consent à prendre sa vieille voiture garée devant son petit appartement pour rejoindre « son bureau sobre et riquiqui ».

 

Mark Rutte n’a jamais démenti les préjugés des Néerlandais sur les pays du sud de l’Europe

Anne Rovan raconte : « un jour Mark Rutte a renversé son café en passant un portique de sécurité. Il est allé jusqu’à demander une serpillière pour nettoyer les dégâts, sous les applaudissements des femmes de ménage ». Austère Mark Rutte ? Pas vraiment. François Hollande, dit-on aurait, beaucoup ri avec lui. Il fait des blagues, sait croquer les gens, mais derrière le sourire se cache peut-être autre chose.

 

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Deux surnoms circulent à Bruxelles : Mister Teflon, parce que tout glisse sur lui, Mister Silicon aussi, parce qu’il sait gérer les écarts de températures. Mark Rutte c’est un négociateur inflexible, une volonté de fer, dont la plus grande erreur, nous dit Anne Rovan, c’est de n’avoir jamais démenti les préjugés très profonds des Néerlandais sur les pays du sud de l’Europe au risque aujourd’hui de s’isoler.

 

Marc Bourreau

 

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