Paris : David Belliard veut supprimer 50% des places de stationnement en surface

Les écologistes parisiens passent à l’offensive. Si vous possédez une voiture, que vous vivez à Paris ou que vous y travaillez, n’ouvrez pas le Parisien-Aujourd’hui en France, vous allez vous faire mal.

 

3 Parisiens sur 10 possèdent une voiture, expliquent les écologistes parisiens

David Belliard, adjoint écologiste à la maire de Paris enfonce le clou planté par Anne Hidalgo durant la campagne des municipales. « Nous allons supprimer 50 % des places de stationnement en surface » , ce qui fait donc 70 000 place en bas de chez vous en moins. Face aux critiques, les écologistes ont des arguments de poids : seuls 3 parisiens sur 10 possèdent encore une voiture.

 

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Des places supplémentaires en sous-sols à des prix raisonnables seront créées. Et si les grandes capitales européennes l’ont fait, alors pourquoi pas Paris ? Et chez le propriétaire de voiture, c’est un peu encore et toujours la résignation, l’abdication, le renoncement surtout lorsqu’on lit la novlangue municipale sur les opportunités offertes aux Parisiens par la libération de ces places de stationnement.

 

David Belliard promet une concertation sur les espaces libérés par la suppression des places de parking

David Belliard invite les Parisiens à réfléchir, à réfléchir à ce qu’il ferait des 10 m2 laissés vacants en bas de chez eux. Car estime-t-il, « il faut végétaliser, débitumer, l’espace public est un bien commun qui doit être dédié à de nouveaux usages ». David Belliard promet donc une plateforme internet participative, des ateliers, de la concertation pour nous aider à imaginer les mètres carrés de chaussées libérés de demain. Et l’adjoint de Madame Hidalgo promet des terrasses, des garages vélo, des jardins, du mobilier urbain.

 

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Pendant ce temps là on enterrera les voitures promet l’édile et quand le Parisien lui demande comment il entend faire baisser le prix des parkings sous-terrains, David Belliard a cette réponse : « nous allons engager une discussion avec les gestionnaires de parking. Notre politique devrait contribuer à augmenter le taux d’occupation de leurs parkings. En contrepartie, j’ai bon espoir que des tarifs abordables seront proposés à une partie des clients notamment pour le résidentiel. Je suis loin d’être un prix Nobel d’économie, mais ce serait bien la première fois qu’une qu’une augmentation forte de la demande déboucherait sur une baisse des prix ».

David Abiker

 

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