Le Grand Prix d’Amérique : la compétition qui brasse des millions

Dimanche 26 janvier aura lieu l’un des événements majeurs de la saison de courses équestres, le Grand Prix de l’Amérique. Un rendez-vous immanquable pour les parieurs du monde entier et une manne économique non-négligeable.

Les 18 meilleurs chevaux de la planète vont s’affronter à l’hippodrome de Vincennes

C’est un événement à la fois sportif et économique. Sur le plan sportif, les spécialistes considèrent que cette course de trot, lancée en 1920 afin d’honorer l’engagement des Etats-Unis lors de la Première Guerre mondiale, est la vraie coupe du monde du trot. Les 18 meilleurs cracks – chevaux plusieurs fois gagnants – de la planète vont se retrouver à Vincennes pour cette course de 2.700 mètres sur une belle piste cendrée. Si le Prix de l’Arc de Triomphe consacre le meilleur galopeur, le prix d’Amérique permet lui de révéler le meilleur trotteur de la saison. Et cette année est exceptionnelle puisque l’on fête le 100e anniversaire de cette course mythique.

 

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Rien qu’en France, 20% de parieurs en plus sont attendus

Le monde des courses est aussi le monde des jeux d’argent. C’est celui des paris qui brassent des millions et des millions. Rien que sur cette épreuve, qui sera retransmise en direct dans 36 pays, plusieurs dizaines de millions d’euros vont être engagés. L’an dernier, la réunion de Vincennes, qui comprend la journée de courses avec son épreuve phare, a donné lieu à plus de six millions de paris pour un total d’enjeux proche de 30 millions d’euros. Ce sera sans doute plus de 40 millions cette année, rien qu’en euros. Seul le Prix de l’Arc de Triomphe a fait légèrement mieux. Par rapport à un dimanche classique, la France va compter environ 20% de parieurs en plus.

 

Le vrai vainqueur de la course n’est pas le cheval, mais son propriétaire

Dans le business des paris, il faut bien sûr plus de perdants que de gagnants. Dans le monde des courses c’est pareil. Ceux qui vont gagner sont les parieurs mais également les écuries. Au total, plus de 900.000 euros de primes vont être versés. Le vainqueur va empocher un peu moins de la moitié de cette somme. Et les autres chevaux placés vont se partager un peu moins de 500.000 euros. Ensuite, les gains sont partagés. Le driver n’en touchera que 5% ; l’entraîneur 15%. Le vrai gagnant reste le propriétaire qui empochera immédiatement 80% des gains. Il va surtout derrière pouvoir se remplir encore plus les poches en faisant de son crack un étalon, dont les saillies rapporteront à chaque fois plusieurs dizaines de milliers d’euros. Un pur-sang ne fait pas beaucoup de courses mais s’il gagne le Grand Prix d’Amérique il va pouvoir vivre une longue retraite paisible et très rentable. Les propriétaires d’Ourasi, Ready Cash ou Bold Eagle, précédents vainqueurs de ce Grand Prix, sont tous là pour le prouver.

 

David Barroux

 

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