Google vient de franchir la barre des 1000 milliards de dollars en Bourse

C’est un événement parce que Google est la quatrième entreprise technologique américaine à franchir cette barre du trillion de dollar de capitalisation boursière.

 

Alphabet, maison-mère de Google, rejoint le club des colosses de Wall Street

Avant le numéro un mondial de la recherche sur Internet, Apple, Amazon et Microsoft ont aussi passé ce cap et on se dit que ce n’est qu’une question de temps avant que Facebook franchisse aussi cette barre symbolique qui démontre toute la puissance de ceux qu’on appelle les Gafam, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Cinq entreprises qui dominent la tech et qui d’une certaine manière dominent le monde.

 

 

Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, pourquoi ces groupes valent autant en Bourse ?

En Bourse on achète l’avenir, on achète le potentiel de croissance et les profits futurs. Et quand on regarde ces géants on se dit qu’on a toutes les raisons d’être confiants pour eux. D’abord parce qu’on utilise quasiment tous les jours leurs services. On utilise un iPhone ou un téléphone Android. On fait ses courses sur Amazon. On utilise Facebook ou Instagram ou Whatsapp qui ont été achetés par Facebook. Dès qu’on allume un ordi on passe par Microsoft. On s’en sert et c’est difficile de dire que l’on pourra s’en passer. Il n’y a pas franchement de substitution possible. Et ils sont si puissants qu’ils n’arrêtent pas de se renforcer. Ils dominent leur marché. Ils accumulent des milliards de dollars et ils rachètent ceux qui pourraient les menacer. Et ils accumulent tellement de data, de données sur nous, qu’ils savent tout ou presque sur nous et que cela constitue une gigantesque barrière à l’entrée pour d’éventuels concurrents.

 

 

 

Les GAFAM sont-ils invincibles ?

Ils sont très puissants mais il y a quand même trois menaces. La première c’est celle de la Chine aujourd’hui et on peut toujours rêver de l’Europe demain. Des concurrents pourraient quand même émerger sur de nouveaux fronts surtout si, et c’est la deuxième menace, si la régulation ne les découpe pas en morceaux, ça je n’y crois pas, mais si la régulation cherche à limiter leur pouvoir en empêchant par exemple des acquisitions ou des diversifications dans de nouveaux métiers comme la santé ou la finance. Et puis la dernière menace c’est qu’ils sont cinq et qu’entre eux ils savent qu’ils vont devoir se livrer une concurrence féroce. On est pas dans un oligopole comme celui du pétrole ou les groupes pouvaient se dire qu’ils se partageaient le gâteau. Entre eux la concurrence est sévère.

 

A lire aussi

 

 

David Barroux

 

Plus d’articles sur le décryptage économique de David Barroux