Le fondateur de Meetic veut révolutionner le vélo électrique

Marc Simoncini n’a pas besoin de faire fortune. Il a déjà gagné plein d’argent en revendant une première start-up Internet à Vivendi avant l’explosion de la bulle internet en 2000. Et il a regagné encore plus en revendant Meetic en 2011.

Marc Simoncini s’attaque au marché du vélo électrique

S’il se lance aujourd’hui dans le vélo électrique avec une nouvelle marque baptisée Angell, c’est parce qu’il adore la bicyclette et qu’il est persuadé que ces deux roues électriques peuvent nous aider à régler le problème de transport dans les villes et de pollution. Les infrastructures sont en train de se convertir au vélo, les habitudes changent et comme la plupart de nos déplacements urbains sont relativement courts le vélo électrique est parfaitement adapté.

 

 

Le marché du vélo électrique se développe ?

Il explose. L’an dernier il s’est vendu en France plus de 300.000 vélos à assistance électrique qui permettent d’atteindre sans suer les 25 km/h. C’est 23 fois plus de vélos électriques qu’il y a dix ans et les experts prévoient que le marché pourrait dépasser le million d’unités par an d’ici 2024-2025. Le vélo électrique c’est devenu comme la voiture, l’offre est protéiforme. De l’entrée de gamme à 1.000 euros et du premium à environ 3.000. Le prix moyen tourne autour de 1500 euros. Ca peut sembler cher mais si vous vous dites que votre vélo électrique va remplacer votre scooter, votre deuxième voiture ou vous permettre de ne plus prendre le métro en fait ce n’est pas une dépense… C’est un investissement très rentable.

 

 

Est-ce que Simoncini a ses chances sur ce marché ?

Sa chance c’est que c’est un marché relativement jeune est en croissance. C’est aussi un marché sur lequel il y a la place pour un vélo premium comme le sien qui a été dessiné par Ora-Ito. Ce Angell est à 2700 euros mais il a pas mal de fonctionnalités comme un écran de navigation, un phare stop et clignotants à l’arrière, des gadgets utiles pour réduire le risque de vol. Simoncini dit que c’est un smart bike, qu’il veut révolutionner le vélo comme l’iPhone a révolutionné les téléphones. Mais ça reste un pari car la concurrence est vive. Il y a des marques de vélo d’entrée de gamme vendus chez Decathlon ou Norauto. Il y a les spécialistes du vélo comme Cannondale, Trek, Lapierre ou Specialized qui lancent leurs gammes électriques. Et il y a des acteurs spécialisés sur le vélo électrique comme le français Moustache qui en quelques années est devenu un acteur incontournable de ce marché. Ils vont en vendre 40.000 cette année. Pour l’instant ils font la course en tête et eux n’ont pas qu’un modèle mais des dizaines. A Simoncini de nous prouver qu’il peut faire fortune une fois de plus !

 

David Barroux

 

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