Disney lance aujourd’hui son service concurrent de Netflix

La guerre du streaming, de la vidéo par abonnement, commence vraiment aujourd’hui. Il y avait déjà Netflix. Amazon avait aussi son service réservé à ses clients Prime. Apple a lancé début novembre son service. Et en France on a déjà MyCanal de Canal Plus.

 

Disney, le numéro un mondial du divertissement, part à l’assaut du marché du streaming

Mais là, c’est le numéro un mondial du divertissement qui part à l’assaut de ce marché et leur proposition commerciale est très forte puisque c’est à la fois riche et pas si chère. Vous allez pouvoir accéder à 7500 heures de séries et plus de 500 films avec tous les classiques du groupe. De Toy Story à Frozen en passant par trente années des Simpsons ou des tas de films de super-héros. Ainsi que des séries originales comme une nouveauté autour de la Guerre des Etoiles. Et tout ça pour 7 dollars aux Etats-Unis. En France, le service sera lancé fin mars, sans doute dans le même ordre de prix.

 

 

Pourquoi Disney lance ce service ?

Netflix a montré la voie en séduisant 158 millions de clients dans le monde. Tous les producteurs de contenus veulent aujourd’hui tenter le même pari. Ils veulent toucher directement le consommateur. Sans intermédiaire. Si ça marche, cela peut dégager de sacrées marges. Et en faisant le pari de l’abonnement, si on fidélise le client on lui vend quelque chose tous les mois et pas seulement une ou deux fois par an.

 

 

Disney devrait donc gagner ce pari ?

Sur le marché du streaming, le risque c’est que trop de choix, tue le choix. Il va y avoir trop de services. Même si la consommation vidéo devient de plus en plus personnalisée parce qu’on a de plus en plus d’écrans par foyer, les ménages ne vont pas s’abonner à plus de deux ou trois services. Et puis l’offre devient de plus en plus riche mais aussi de plus en plus chère car même si Disney casse les prix en étant presque deux fois moins cher que Netflix, pour le consommateur, il faut additionner les abonnements. Disney a des marques très fortes, il peut rentabiliser son catalogue et s’appuyer aussi sur ses sorties en salles de cinéma. Apple et Amazon font eux de leur offre vidéo un produit d’appel qui n’a pas forcément besoin d’être rentable. Mais le monde devient plus compliqué pour les utilisateurs et les abonnés risquent de passer souvent d’un service à un autre. Disney est d’ailleurs prudents. Il n’espère pas que son service soit rentable avant 2024.

 

David Barroux

 

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