L’affaire Sanofi et la concurrence dans la course aux vaccins contre le coronavirus

Pour la Croix c’est Le vaccin de la discorde, la France s’émeut que Sanofi puisse réserver son futur vaccin contre le Covid 19 aux Etats-Unis qui en financent la recherche. Alors dans vos journaux ce matin, après qu’Emmanuel Macron et Edouard Philippe aient hier tancé le laboratoire dont l’Oréal est le premier actionnaire, Sanofi veut rassurer.

 

Olivier Bogillot, le président de Sanofi France assure que le vaccin sera accessible à tous

Rétropédalage ou élément de langage, Sanofi ne réservera pas ses premiers vaccins aux Etats-Unis. Le président de Sanofi France Olivier Bogillot l’assure, ce vaccin sera un bien commun. « Nous n’avons jamais évoqué qu’il y aurait une préférence pour les Américains, le titre de la dépêche qui l’a annoncé n’était pas le bon et il a été rectifié depuis ». N’empêche, le patron du laboratoire ne se prive pas de rappeler que les Américains apportent aux recherches plus de financement que les Européens.

 

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Ce que nuance la newsletter Time to sign off en expliquant que Sanofi -et c’est très bien pour la France- y effectue 45 % de ses investissements en recherches et développement et récupère ainsi chaque année 150 millions de Crédit Impôts Recherche. Et Libération d’ajouter qu’à l’heure où Emmanuel Macron reparle de souveraineté dans des secteurs stratégique, cet enjeu sanitaire peut devenir éminemment politique.

 

 

Angela Merkel, Christine Lagarde et Ursula von der Leyen tiennent entre leurs mains le destin du projet européen

Et puisqu’il est question d’Europe ce matin notamment à la Une du Figaro vous observerez que le destin du projet européen est entre les mains de trois femmes : Angela Merkel la chancelière allemande, Christine Lagarde patronne de la banque centrale européenne et Ursula von der Leyen la présidente de la commission. On en reparlera, car c’est à elle qu’il convient de gérer la désescalade pour arbitrer les différents entre les pays du sud et les pays du nord de l’Europe.

 

 

A lire aussi

 

On lira sur le Point sur le sujet et son enquête sur la crise du covid qui a souligné l’écart entre les économies françaises et allemandes. Dans vos hebdos du week-end également le supplément des Echos pose cette question : faut-il retourner au bureau ? Et si c’était ça le monde d’après, un monde chez vous, chez moi et en même temps ailleurs avec le télétravail ? Le Supplément week-end du Parisien-Aujourd’hui en France se demande lui ce qu’il faut conserver du monde d’hier.

 

David Abiker

 

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