Coronavirus : comment se passe le déconfinement en Allemagne?

Le déconfinement, différencié selon les Länder, a débuté lundi dernier en Allemagne, avec 3 semaines d’avance sur la France. Souvent, la gestion de la crise par nos voisins allemands a été vantée. Quels sont les facteurs de leur réussite ?

En Allemagne, « les médecins gèrent leur propre budget » avec une « responsabilisation plus forte »

L’Allemagne a entamé son déconfinement. Les magasins de moins de 800 mètres carrés sont autorisés à rouvrir et le porte du masque commence à se généraliser. 10 des 16 Länder imposent en effet des obligations dans les transports en commun ou dans les commerces. La chancelière Angela Merkel appelle à la prudence, même si l’épidémie est « sous contrôle » et gérable.

 

à lire aussi

 

Dans le pays, on compte seulement 5.500 décès pour environ 152.000 cas recensés. L’Allemagne est moins touchée par cette épidémie que la France. A l’origine de cette réussite, selon les experts, un suivi des contaminations efficace grâce à un très grand nombre de tests pratiqués très tôt. Une différence, qui réside dans le système de soin décentralisé, pour Frédéric Bizard, professeur d’économie affilié ESCP et président de l’Institut Santé.

 

 

 

Des facteurs géographiques et climatiques entreraient aussi en ligne de compte, pour Jean-Philippe Derenne

Au début de la crise, il y avait en Allemagne des conditions pour être dépisté : avoir des symptômes, avoir été en contact avec un malade avéré ou revenir d’une zone à risque. Les personnes testées positives devaient être isolées pour 14 jours.

 

 

La stratégie du pays en faveur du dépistage a été massive. On annonce outre-Rhin avoir pratiqué un examen sur environ 1,7 million de personnes. L’Allemagne, qui recense moins de 5.000 décès, était-elle mieux préparée, alors que la barre des 20.000 morts est franchie en France ? Plus de tests pratiqués, plus de lits de réanimation, un système régional…

 

à lire aussi

 

Les comparaisons sont fréquentes entre les deux pays. Mais pour le professeur Jean-Philippe Derenne, ancien chef du service de pneumologie et de réanimation de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, les différences entre les systèmes n’y sont pour rien dans la gestion de la crise.

 

 

Charles Bonnaire

 

Retrouvez l’actualité du Classique