La mode masculine : un secteur en croissance

Au grand salon de la mode masculine qui a ouvert ses portes cette semaine à Florence, les professionnels affichent un large sourire. On parle souvent de la crise du textile en général et on dit souvent à juste titre que le marché du costard cravate n’arrête pas de souffrir. Mais ce n’est pas parce que certains vont mal dans la mode masculine, que tout le monde va mal. Au contraire. C’est un segment à la fois important et en croissance.

 

La variété existait avec des marques décontractées, comme Célio ou Gap

Le secteur va bientôt franchir la barre des 400 milliards de dollars pour la mode homme et la croissance tourne autour de 5%. Car l’homme moderne fait de plus en plus attention à lui. Quand on mettait tous des costumes sombres et des chemises claires, le marché était un marché de renouvellement mais l’offre n’était pas très riche ou variée. Il y avait surtout des chaînes de fringues décontractées comme Celio ou GAP.

 

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Mais avec le déclin du costume trois-pièces, les hommes qui sont de plus en plus ce qu’on appelle des « métrosexuels », ils achètent des cosmétiques, ils se taillent la barbe, ils se tatouent et ils veulent se différencier tout en restant chic. On peut s’habiller moins strict sans pour autant être en survêtement. Du coup plein de petites marques se sont lancées pour accompagner l’homme moderne qui est prêt à dépenser pour ne pas s’habiller comme tout le monde.

 

 

Sandro mise sur l’Homme, tout comme les créateurs Balibaris, Bonne Gueule, et Ami

 

Déjà c’est un secteur en croissance et dans lequel la concurrence est relativement faible. C’est un marché beaucoup moins encombré que la mode féminine. Ça veut dire que de petits acteurs peuvent se lancer aujourd’hui. L’autre avantage dans la mode masculine c’est qu’il y a une bonne partie des collections qui peuvent durer plusieurs années. Ça se renouvelle un peu moins que pour les femmes. Et sur le plan des nationalités, le marché est très tiré par les hommes asiatiques mais la création est quand même beaucoup en Italie et en France et à Paris, vraie capitale de la mode. On a ici des marques comme Sandro qui mise sur l’homme et des créateurs comme Balibaris, Bonne Gueule, Ami ou Etudes par exemple.

 

David Barroux

 

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