Ferrero lance le biscuit qui ne fait pas de miettes

Ferrero, le père du Nutella, poursuit son offensive dans les biscuits et lance une nouvelle innovation chaque année. Aujourd’hui, ce sont les Kinder Cards, des gâteaux qui ne s’émietteraient pas.

 

Ferrero commercialise déjà les Tic-Tac, Kinder Surprises et Mon Chéri

Ferrero c’est un des groupes préférés des consommateurs français. Ce géant italien était historiquement connu pour sa pâte à tartiner, le Nutella, et pour la confiserie et le chocolat vendus près des caisses de supermarché. Tic Tac, Kinder Surprises, Mon Chéri… Ils sont à l’origine de toutes ses gourmandises. Mais depuis quatre ans, Ferrero accélère sa diversification et a lancé des glaces Kinder notamment. La marque s’attaque au marché du goûter et multiplie ainsi les lancements, comme en ce moment avec les Kinder Cards, des biscuits fourrés avec une pâte qui rappelle le Kinder et qui, selon Ferrero, est une prouesse en matière d’innovation.

 

à lire aussi

 

En effet, il s’agirait d’un biscuit qui ne s’émiette pas… On n’arrête pas le progrès. Jusqu’à maintenant, l’offensive de Ferrero dans le biscuit est payante. L’Italien progresse très vite, déjà parce qu’il a procédé à une opération de croissance externe en rachetant les biscuits Delacre. Ensuite, parce qu’il lance presque un nouveau produit par an. Dernièrement, cela a été le cas des B-Ready et des Nutella Biscuits.

 

 

Les recettes et les ingrédients sont gardés secrets en interne

Deux types de biscuits avec du Nutella dedans, l’un pour le goûter, l’autre pour les gourmands. Ils ont déjà conquis un peu plus de 8% du marché français du biscuit, qui pèse plus de 2 milliards d’euros. Surtout, ce sont leurs innovations qui tirent le marché. 76% de la croissance de ce marché en valeur est dû à Ferrero. Mais dans le business, rien n’est jamais acquis. Il y a de la concurrence et la concurrence va réagir. Mais le groupe possède plusieurs atouts. Le premier, c’est qu’ils ont des marques fortes. Alors, lorsqu’il prépare un lancement, il ne part pas de zéro. Il le construit sur un succès déjà existant et peut dès le début profiter d’un effet de curiosité.

 

 

Ensuite, l’industriel a des forces de vente très puissantes. Il connait tous les distributeurs et le coût du lancement d’un produit n’est pas très élevé pour lui. Il ne prend ainsi pas beaucoup de risque. Enfin, depuis le Nutella, il a compris qu’il fallait presque tout faire en interne pour ne pas être copié. Il détient donc le secret de ses recettes, de ses ingrédients et de ses techniques. Du coup, même si les adversaires de la malbouffe ont tendance à les critiquer, ils sont difficiles à imiter et la vérité, c’est que les enfants adorent leurs produits.

 

David Barroux

 

Retrouvez le Décryptage Economique de David Barroux