Dacia va commercialiser son premier véhicule électrique : est-ce une bonne idée ?

Dacia, la marque de voitures bon marché de Renault a révolutionné à leur manière avec la Logan et la Duster le marché automobile. Le constructeur vient d’annoncer la commercialisation l’an prochain de son premier véhicule électrique.

 

Une Dacia électrique disponible à partir de 20.000 euros

C’est la marque qui a permis à Renault de devenir le numéro un mondial du low-cost. Dacia propose une gamme complète avec des petites et des grandes voitures, des camionnettes, des breaks, des SUV… Elle devrait la compléter l’an prochain avec leur premier modèle électrique. Pourtant aujourd’hui, la demande pour la voiture électrique reste relativement faible. Cela représente à peine 5% du marché. Mais la demande va aller croissante. C’est déjà un point positif. Ensuite, le marché est pour l’instant plutôt tiré par Tesla et par ceux qui comme la marque américaine se disent qu’il vaut mieux attaquer le marché par le haut de gamme.

 

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Là, l’approche est différente. Dacia va mettre sur le marché une voiture à 20.000 euros, soient près de 15.000 euros avec les subventions. Cela fera presque 10.000 euros de moins que les autres petits modèles électriques comme la Zoé. L’argument prix pourrait séduire les flottes professionnelles, les taxis ou les urbains et les ruraux, à la recherche d’une deuxième voiture. Car l’électrique pour l’instant demeure une voiture de complément.

 

 

La rentabilité passera par la mutualisation des investissements

L’autonomie de ces autos ne dépassera pas les 200 kilomètres. C’est à la fois assez pour aller travailler mais pas assez pour partir en vacances. De plus, Dacia a une vrai expérience dans le low-cost. On n’a pas de chiffres précis mais les voitures à bas prix représentent désormais plus d’un tiers des ventes de Renault. C’est un segment hyper important et potentiellement rentable d’autant que Renault commence à avoir une gamme très large dans l’électrique.

 

 

Le groupe sait comment réduire les coûts. Ici, il va pouvoir mutualiser les investissements avec une autre voiture électrique déjà vendue en Inde et en Chine. Elle sera toutefois mieux équipée et plus chère en Europe. Maintenant pour que ce soit rentable, il faut que la demande soit enfin au rendez-vous. Dans le low-cost c’est toujours par l’effet volume qu’on finit par gagner de l’argent.

 

David Barroux

 

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