Ferrari, Lamborghini… L’automobile de luxe ne connaît pas la crise !

L’an dernier, les ventes de voitures ont chuté dans le monde de presque 5%. Mais les marques d’automobiles de sport et de luxe, comme Ferrari, Lamborghini ou Rolls-Royce ne connaissent pas la crise.

 

Il se vend autant de super-cars en 1 an que de voitures en France en 1 semaine

Ferrari peut jubiler. Les ventes des supers bolides au cheval cabré ont progressé une nouvelle fois de 10% en 2019. Et pour la première fois de son existence, la marque a même vendu plus de 10.000 exemplaires à plus de 280.000 euros en l’espace d’un an. Les ventes de Rolls-Royce ont, elles, bondi de 25%. Exception faite d’Aston Martin et de McLaren, tous les fabricants de super-cars se portent extrêmement bien. L’explication tient en trois points. Déjà, l’automobile de prestige s’assimile plus au marché du luxe qu’au marché de l’automobile. Elle s’adresse à une clientèle riche, aux millionnaires qui ne connaissent pas la crise et qui n’achètent pas une voiture pour se déplacer, mais pour se faire plaisir.

 

 

Ensuite, il faut avoir conscience que l’on parle d’un tout petit marché en volume. Certes, en dix ans, les ventes ont doublé mais seuls 41.000 véhicules de ce type se sont écoulés dans le monde en un an. Pour donner un ordre de grandeur, c’est le nombre d’autos qui trouvent preneurs chaque semaine sur le marché français. Enfin, la demande est forte parce que les fabricants ont su renouveler leur offre. Ils ont en particulier lancé plusieurs S.U.V.; sortes de petits 4×4. Du coup, ceux qui avaient déjà une Rolls ont voulu en acheter une deuxième. Ferrari devrait d’ailleurs sortir le sien l’an prochain.

 

Un marché très dépendant du marché chinois et anglais

Et cette prospérité n’est pas prête de s’arrêter. Pas tant qu’il y aura des millionnaires et des gens pour s’offrir des voitures puissantes. Il n’est pas interdit d’être confiant mais il y a quand même quelques nids de poule sur la route des voitures de luxe. Le premier pourrait être conjoncturel. La Chine est devenue le principal pôle de croissance, mais avec la crise du coronavirus qui pourrait durer, des ventes vont être retardées ou empêchées. Les autres sont plus structurels. Le Brexit introduit une forme d’incertitude, alors que l’Angleterre compte à la fois de nombreux footballeurs et de nombreuses usines de grandes marques.

 

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Ainsi, le Royaume-Uni est en même temps un grand marché et un grand producteur d’autos de luxe. De plus, la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution pourrait peser sur la demande et l’orienter davantage vers des motorisations alternatives. Si demain, les Ferrari passaient à l’électrique et ne produisait plus leur vrombissement si caractéristique, elles cesseraient de faire rêver bien des fous de petites voitures rouges.

 

David Barroux

 

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