Crise économique : « Le gouvernement a été largement à la hauteur », pour Stanislas Guerini

Stanislas Guerini était l’invité de la matinale de Guillaume Durand jeudi 28 mai. Le délégué général de La République en Marche a estimé que les Français étaient « plus robustes pour aborder cette crise qu’au début du quinquennat ». Il ne veut pas « tourner le dos à la politique de compétitivité des entreprises et de la baisse de la fiscalité pour les ménages ». Bien qu’Emmanuel Macron ait dit vouloir « se réinventer », le patron des Marcheurs a appelé « à accélérer » le projet porté durant la campagne de 2017.

 

Agnès Buzyn « porte un projet pour Paris qui est le bon », selon Stanislas Guerini

« Je renvoie vos auditeurs à la lecture du journal ». Stanislas Guerini ne s’est pas appesanti ce matin au micro de Radio Classique sur le retour médiatique de la candidate LREM à la mairie de Paris, Agnès Buzyn. Alors que l’ex-ministre de la Santé s’exprime dans Le Figaro et y regrette d’avoir qualifié le premier tour des municipales de « mascarade », le délégué général de LREM s’est concentré sur le programme élaboré pour la ville. « Elle porte un projet pour Paris, avec les enjeux auxquels nous faisons face, qui est le bon », a-t-il déclaré, mettant en avant l’idée d’un service municipal pour le maintien des personnes âgées à domicile.

 

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Interrogé sur la gestion de la crise économique qui frappe la France, au lendemain de la publication de la prévision de l’INSEE qui prédit une chute de 20% du PIB au second trimestre, Stanislas Guerini a estimé que « le gouvernement français dans cette crise a été largement à la hauteur ». Il a même jugé que le contexte apportait la preuve que « la politique menée depuis trois ans porte ses fruits ». « Nous sommes aujourd’hui plus robustes pour aborder cette crise que nous l’étions au début du quinquennat », a-t-il assuré.

 

 

 

« Je suis pour qu’il n’y ait pas d’augmentation de la fiscalité », a indiqué Stanislas Guerini

Alors que le président de la République a laissé entendre un changement de cap, en évoquant la nécessite de « se réinventer », le délégué général de LREM a donné un autre son de cloche. « On ne va pas tourner le dos à la politique de compétitivité des entreprises et à la baisse de la fiscalité pour les ménages. Il faut absolument continuer cette politique-là », a-t-il insisté, en faisant référence au « triptyque du candidat Macron », Libérer, Protéger, Rassembler.

 

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« Je crois qu’il faut accélérer encore sur ces trois dimensions. Je suis pour qu’il n’y ait pas d’augmentation de la fiscalité, voire même qu’on continue à aider les entreprises », a-t-il indiqué, affirmant qu’elles devront s’engager en échange sur « le partage de la valeur ». Dissolution, gouvernement d’union national… Les journaux spéculent aussi sur la forme institutionnelle que pourrait prendre le revirement d’Emmanuel Macron, s’il avait lieu.

 

 

 

« Je ne crois pas qu’il y ait de fracture idéologique » au sein de LREM, pour Stanislas Guerini

« Il ne faut pas inverser les wagons. Le premier doit être celui du projet politique. Les priorités seront l’emploi, la dimension sociale et environnementale. Ensuite, viendront les conséquences institutionnelles », a prévenu Stanislas Guerini, pour qui dissoudre l’Assemblée nationale fait l’objet d’un « débat prématuré », alors que « nous avons besoin de stabilité » politique. La stabilité politique semble difficile à maintenir pour la majorité présidentielle, récemment confrontée à une hémorragie de députés, aujourd’hui scindés en deux groupes distincts.

 

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« A chaque fois, ces initiatives ont été prises en précisant un soutien absolu au président de la République. Il ne faut pas confondre quelques voix, sonores, comme celle d’Aurélien Taché, et l’essentiel des députés fidèles à la majorité », a-t-il minimisé, en assurant qu’il y a une « majorité présidentielle solide » au palais Bourbon.

 

 

« La vie parlementaire a toujours été compliquée. Derrière ces mouvements de groupes, je ne crois pas qu’il y ait de fracture idéologique », a-t-il estimé.

 

Nicolas Gomont

 

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