Covid-19 : Le virus s’invite dans l’agenda de l’exécutif et des Français en cette période de fête

Cette année encore, l’épidémie s’est refusée à faire la trêve. Tellement d’ailleurs, qu’elle a contraint Emmanuel Macron à convoquer un Conseil des ministres et un Conseil de défense extraordinaires cet après-midi.

Il y a des chances pour que l’on aille vers de nouvelles restrictions

Les deux réunions se tiendront en visioconférence puisque le président et la première dame passent les fêtes de fin d’année à Brégançon. Elles ont toutes deux vocations à être « conclusives », selon l’expression consacrée. La première réunion vise à présenter le projet de loi pour transformer le pass sanitaire en pass vaccinal, ce qui devrait intervenir d’ici la mi-janvier au plus tard.

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La seconde vise quant à elle, des objectifs de plus court terme puisque c’est notamment la soirée du Nouvel an qui sera mise en débat avec la question d’un éventuel couvre-feu pour éviter les grands brassages de population à la Saint-Sylvestre. Il y a des chances pour que l’on aille vers de nouvelles restrictions. Il n’est bien sûr toujours pas question d’un reconfinement. Mais le président de la République a bien constaté – comme tout le monde – que la cinquième vague s’était conjuguée à l’explosion du variant Omicron et qu’elle constituait ce faisant, une nouvelle menace pour le système hospitalier.

Le volet politique se rajoute aux dimensions sanitaires et économiques de cette crise

La volonté du chef de l’Etat est d’endiguer la circulation du virus, quitte à passer pour cela, par des mesures ponctuelles comme peut-être vendredi soir prochain. Mais au-delà des dimensions sanitaires et même économiques de cette crise, il y a désormais un autre paramètre dans l’équation : c’est le volet politique avec l’approche de l’élection présidentielle qui aura lieu dans presque trois mois seulement. Et ça, c’est un nouvel élément que le chef de l’État doit intégrer à chacune de ses décisions, ce qui n’était pas le cas lors des vagues précédentes.

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Par exemple, il est tout à fait possible que le grand meeting d’Éric Zemmour, qui a réuni plus de 10 000 personnes à Villepinte début décembre, ait été le premier et le dernier de cette campagne. Même si le retour des jauges n’est pas à l’ordre du jour, l’esprit de responsabilité pourrait conduire des candidats fraîchement désignés, comme Valérie Pécresse, ou des candidats qui se déclareront tardivement, comme Emmanuel Macron, à renoncer à organiser le moindre rendez-vous militant. Ce serait alors une première. Et des premières, il pourrait y en avoir d’autres comme peut-être l’absence quasi-totale de débat. Ces dernières semaines, les thèmes de campagne ont tous été écrasés par un adversaire mystère nommé : variant.

Arthur Berdah 

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