Cancel Culture à la Villa Médicis : Une tapisserie représentant des esclaves cachée pour une soirée

Jean-Pierre Dalbéra/Flickr

La Villa Médicis à Rome accueille chaque année des artistes sélectionné sur dossier pour passer quelques mois aux frais du contribuable dans ce palais, propriété de la France. 16 de ces pensionnaires ont entrepris de cacher des tapisseries accrochées dans le salon principal depuis 10 ans.

 « Ces tapisseries sont issues d’une culture visuelle impérialiste qui par le recours à l’exotisme célèbre les violences colonialistes de l’Europe et l’esclavage »

Ces tapisseries, explique le directeur de la Villa Médicis Sam Stourdzé au Figaro, ont été offertes par Louis XIV à l’Académie de France à Rome. Les Indes étaient censées représenter une partie du monde considérées comme exotique à l’époque, en l’occurrence le Brésil. Sur la tapisserie sont représentés des personnages possiblement originaires du Congo, et également des esclaves apprend-on en lisant le Figaro. Et là malaise chez les pensionnaires qui s’interrogent sur l’histoire que raconte cette tapisserie, et donc lors de la dernière Nuit Blanche de la villa Médicis les pensionnaires ont demandé la fermeture du Grand Salon le temps d’une soirée.

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La raison ? Des pensionnaires de la Villa Médicis répondent : « parce que ces tapisseries sont issues d’une culture visuelle impérialiste qui par le recours à l’exotisme célèbre les violences colonialistes de l’Europe et l’esclavage, la surexploitation de la nature et la réduction d’être humains à l’état d’objet ». Voilà, je ne vous en dis pas plus, mais sachez que ce sont des artistes subventionnés par la République, dans un palais de la République qui décident de ce qu’on y accroche, qui réécrivent l’histoire du patrimoine et des arts et qui, bien sûr, accusent le Roi Soleil d’impérialisme, de surexploitation de la nature et de violence colonialiste. Lisez cette interview, vous comprendrez pourquoi l’Europe, si elle continue à être honteuse risque de regarder le monde marcher sur la tête en faisant tapisserie.

David Abiker

 

 

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