Brexit : L’Espagne renonce à l’obligation de visa pour les artistes britanniques en tournée

Les musiciens britanniques n’auront plus besoin de visa pour aller jouer en Espagne. Désormais, 21 pays de l’Union européenne (UE) permettent aux artistes ressortissants du Royaume-Uni de pouvoir exercer leurs talents librement pendant moins de 3 mois sur leur sol.

Des négociations sont en cours avec les 6 derniers pays réfractaires

Trois mois après la décision de 19 pays de l’UE d’alléger les formalités (visa notamment) demandées aux artistes britanniques pour pouvoir s’y produire dans la limite de 3 mois, rejoints par la Roumanie début octobre, la décision de l’Espagne est une très bonne nouvelles pour les musiciens originaires du Royaume-Uni qui sont nombreux à se produire dans le royaume ibérique.

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Cet accord, a été conclu à l’issue d’un intense travail de négociation du gouvernement britannique entamé dès le mois de juin. Dans un communiqué, Nadine Dorries La secrétaire à la Culture, a déclaré : « Nous avons travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement espagnol pour faciliter les tournées. 21 États membres de l’UE proposent désormais des séjours sans visa et sans permis pour les artistes en tournée. Il en reste 6 à convaincre ». Et ces 6 pays pour l’instant réticents sont la Croatie, la Grèce, le Portugal, Malte, la Bulgarie et Chypre.

Les formalités pour un orchestre qui devait se rendre en Espagne s’élevaient à plus de 10 000 livres

Interrogé par The Guardian, Jamie Njoku-Goodwin, le responsable de UK Music qui représente les intérêts des acteurs de l’industrie musicale au Royaume-Uni, se satisfait de la décision du gouvernement espagnol mais rappelle que « des problèmes majeurs subsistent, notamment le cabotage (transport de marchandises, instruments ou passagers entre deux endroits dans le même pays par un opérateur étranger), qui rend encore impossible de nombreuses tournées ».

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Depuis l’entrée en vigueur du Brexit, en janvier 2021, les formalités avec l’Espagne étaient certainement les plus contraignantes. Selon l’Association for British Orchestras « jusqu’à présent, les artistes et leurs promoteurs devaient faire des demandes de visas de courte durée entièrement en espagnol, fournir une multitude de détails notamment sur l’itinéraire et le séjour, y compris le coût d’hébergement et des transports, et prouver que le demandeur avait gagné jusqu’à près de 1 000 £ avant d’avoir quitté le pays. Les coûts de ces formalités étaient également prohibitifs, s’élevant à plus de 10 000 £ pour un orchestre qui devait se rendre en Espagne pendant… cinq jours maximum ».  

Philippe Gault

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