Avaler un piment avant de jouer : voici comment ces musiciens ont sauvé leur orchestre!

Claus Pilgaard, dit Chili Klaus, musicien et artiste danois, a mis au défi l’orchestre de chambre du Danemark, menacé de disparition, de jouer piment en bouche. Filmée, sa représentation diffusée sur internet a totalisé plus de 5 millions de vues sur YouTube et a sensibilisé l’opinion publique sur son sort.

 

Les musiciens ont dû croquer dans l’un des piments le plus forts du monde, le Carolina Reaper

Il était en danger de mort. L’orchestre de chambre du Koncerthuset de Copenhague devait disparaître pour cause d’économies budgétaires. Mais un musicien et homme d’affaires rusé est venu bouleverser la donne. Claus Pilgaard, dit Chili Klaus, a convaincu les musiciens de tourner une vidéo virale pour faire pression sur les autorités et suspendre la dissolution de leur ensemble orchestral.

 

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Son idée ? Reproduire ce qu’il aime faire dans ses émissions à la télévision danoise. Faire manger à des participants le fruit qu’il cultive et qui transforme en sauces, chips et autres produits dérivés depuis 2013, le piment, et les filmer en train de lutter contre ses effets dévastateurs.

 

 

A huis clos, la trentaine d’instrumentistes, dirigée par Claus Pilgaard lui-même, s’est donc prêtée au jeu et a croqué dans 3 sortes de piments différents avant d’empoigner violons, flûtes et autres bassons. Parmi eux, le Carolina Reaper, le piment répertorié à l’époque comme le plus fort du monde sur l’échelle de Scoville ; le baromètre qui mesure la force de ces petits fruits rouges.

 

L’orchestre joue le Tango Jalousie de Jacob Gade

Après dégustation, les musiciens se sont mis à interpréter une composition en adéquation avec l’atmosphère surchauffée du défi, le célèbre Tango Jalousie de Jacob Gade. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’effet recherché s’est bien manifesté. Que de peines les instrumentistes à vent ont eues à souffler dans leur becs, la bouche en feu. Que de difficultés pour les violonistes à lire leurs partitions, les larmes aux yeux.

 

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La vidéo de la représentation, retransmise sur RTL télévision et sur internet, n’est pas passée inaperçue et les millions de visionnages ont suffi au parlement danois pour voter une motion en faveur de la survie de l’orchestre. Une décision symbolique, qui n’a pas empêché la radio publique danoise de se désengager financièrement.

 


 

L’orchestre de chambre s’est tout de même maintenu grâce à des fonds privés. Quant à Chili Klaus, nul doute qu’il a réussi à tirer du succès de son initiative de bonnes retombées publicitaires. De quoi mettre un peu de piment dans les épinards.

 

Nicolas Gomont

 

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