Etats-Unis : A la convention démocrate, un passage de flambeau « très touchant » entre Joe Biden et Kamala Harris

Sipa USA/SIPA

Aux Etats-Unis, le camp démocrate a rendu hommage cette nuit à son candidat déchu, Joe Biden. L’actuel président, pénalisé par son âge, a accepté de se retirer au profit de sa vice-présidente Kamala Harris. Le chercheur Jean-Eric Branaa, invité de la matinale de Radio Classique ce mardi 20 août, a salué le parcours de Joe Biden, qui n’a pas démérité, selon lui. 

« Pugnace », « remonté comme une pendule »,  » défenseur de la démocratie » : c’est ainsi que Jean-Eric Branaa a perçu Joe Biden lors de son « excellente intervention » cette nuit à Chicago. Le désormais ex-candidat à sa réélection s’est exprimé lors de la première journée de la convention du parti démocrate, à deux mois et demie de l’élection présidentielle du 5 novembre.

Joe Biden s’est en effet montré combattif, en lançant, selon le spécialiste des Etats-Unis, « une attaque en règle » contre le candidat républicain Donald Trump lorsqu’il a mentionné l’attaque sur le Capitole. Il a porté l’estocade en affirmant : « on n’aime pas son pays uniquement quand on gagne ». Le président américain a voulu « défendre le cours du temps depuis les pères fondateurs jusqu’à lui », analyse l’invité de la matinale. « Il espère que ça va se poursuivre avec Kamala Harris« . 

Une petite larme versée par Biden

Le chercheur décrit un passage de flambeau « très touchant », avec une étreinte mémorable entre la candidate et le président, et « la petite larme versée par Joe Biden, que tout le monde va retenir, évidemment ». Cette première journée de la convention démocrate était destinée à rendre hommage à son bilan et son action politique depuis 50 ans, explique Jean-Eric Branaa. « Il y a eu une ovation énorme de la part de la salle qui scandait ‘merci Joe' ». C’était d’autant plus « son moment », poursuit l’universitaire, qu’il a été désigné en plein Covid, et n’avait pas pu ressentir cette flamme de la part de la foule.

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Cet hommage passé, on va désormais entrer « dans le dur », la construction pour les démocrates de la prochaine présidente des Etats-Unis. Tous les cadors du parti sont derrière Kamala Harris, de Hillary et Bill Clinton à Barack Obama, en passant par la représentante de l’aile gauche, Alexandria Ocasio-Cortez. « On parle du rêve américain, d’espérance, quelque chose de porteur dans une campagne », conclut Jean-Eric Branaa.

Béatrice Mouedine

 

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