Modigliani et son destin : La tragédie d’un grand artiste de Montparnasse

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Il était le plus beau, le plus charismatique sans doute, le plus talentueux peut-être des grands artistes de Montparnasse ; mais de tous, Amedeo Modigliani se sera révélé le plus fragile…

Amedeo Modigliani est arrivé à Paris à l’âge de 22 ans. Ce juif italien de Livourne, assez torturé, est très vite devenu l’âme de ce quartier fréquenté par les artistes. Ce Montparnos absolu change souvent d’atelier pour échapper à ses créanciers. Celui qui s’est d’abord initié à la sculpture avant d’en venir à la peinture ne laisse personne indifférent : il est très beau et très élégant. Blaise Cendars a même dit de lui qu’il était « divinement beau ».

Charismatique, haut en couleurs, cela ne l’empêche pas d’être souvent ivre. Le jeune homme passe des nuits entières à boire, jusqu’à l’aube. Il se fait beaucoup remarquer. Il faut dire que lorsqu’il est saoul, il déclame des vers de Dante avec un fort accent italien. Son autre addiction, malheureusement, c’est la drogue. Tous ces excès, cumulés à une santé très fragile, finissent par l’atteindre et le miner.

Une rencontre déterminante avec Jeanne Hébuterne

Pourtant, Modigliani travaille énormément et vite. Une ou deux séances de pose suffisent et il ne reprend jamais un tableau. Il ne demande pas grand chose, quelques francs, et … de l’alcool. Le seul qui croit en lui est Léopold Zborowski, un poète polonais qui lui achète ses tableaux, essaie de l’exposer, et rembourse parfois ses dettes.

C’est à ce moment-là qu’Amedeo fait une rencontre déterminante. En mars 1917 à la Rotonde, il fait la connaissance d’une jeune femme de 18 ans, très élégante, Jeanne Hébuterne. C’est une passion qui ne fait que commencer, et que vous raconte Franck Ferrand…

 

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