Une jeune française fait partie de la légende du Far West. En travaillant comme un homme et en portant un pantalon (ce qui est interdit aux femmes à l’époque !), Marie Suize a contribué à forger la légende de la ruée vers l’or.
Quand on évoque la ruée vers l’or, on pense immédiatement aux rudes paysages de la Californie sauvage au milieu du 19e siècle, aux orpailleurs aux mains usées qui sont là, à s’acharner à passer le fond de cours d’eau à travers des tamis dérisoires. Cette incroyable épopée a commencé un jour de janvier 1848. Et la grande année sera la suivante, quand un artisan du nom de James W.Marshall est tombé par hasard sur de l’or alors qu’il travaillait près d’une rivière entre Sacramento et le Lac Tahoe.
Cette découverte a attiré en quelques années des centaines de milliers de personnes du monde entier. Parmi elles, beaucoup d’hommes, mais pas seulement. Des femmes aussi ont fait le voyage, dont un personnage qui devait, sous son surnom, devenir une héroïne de la légende du Far West, « Marie Pantalon ».
Marie Suize est née à Thônes
Son aventure commence à Paris. Marie Suize – de son vrai nom – a environ 25 ans. Elle vient de Thônes, à l’est d’Annecy, une bourgade située aujourd’hui en Haute-Savoie. On peut d’ailleurs dire qu’elle n’est pas française mais savoyarde, puisque la région deviendra française en 1860, sous Napoléon III.
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Marie est célibataire, arrivée à Paris pour gagner sa vie. Elle a trouvé une place dans un journal et y est chargée du nettoyage, du balayage et de l’époussetage. Et c’est, au hasard de la lecture d’une édition que son quotidien va basculer. Pierre Hoffmann, auteur de « Ces Savoyards qui ont fait l’histoire » (éd. Papillon Rouge), raconte qu’elle tombe sur un article décrivant la ruée vers l’or en Californie. Le soir même, elle en parle à son frère, qui travaille lui aussi dans la capitale, et tous les deux décident de tenter leur chance.
Franck Ferrand vous raconte la suite de cette aventure américaine…
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