La nouvelle est officielle : la marque japonaise Toyota va conserver cette année son titre de numéro un mondial de l’automobile. En novembre, le groupe a atteint des résultats records, s’éloignant des problèmes d’approvisionnement en composants électroniques qu’il avait rencontrés au cours des derniers mois.
Nous n’avons pas encore les chiffres de tous les constructeurs mais il est certain que plus personne ne pourra rattraper Toyota.
Volkswagen, le numéro deux depuis quatre ans, ne vendra pas beaucoup plus de 8 millions de voitures en 2023. General Motors, qui était numéro un mondial il y a une quinzaine d’années, s’est essentiellement replié sur le continent américain.
Ainsi, Toyota, qui aura vendu plus de 10 millions de véhicules sous ses différentes marques, qu’il s’agisse de Toyota, Lexus, Daihatsu ou Hino dans les camions, va conserver sa couronne mondiale avec des ventes en hausse de 4 à 5% sur un an.
Toyota est presque incontournable partout dans le monde
La force de Toyota réside d’abord dans la fiabilité de ses produits. En ayant une image de qualité sur la durée, cela permet à la marque de vendre un peu plus cher que la concurrence.
Le deuxième atout du géant japonais est l’efficacité de son outil de production. Il s’agit d’un mélange de productivité et d’amélioration permanente par petits pas, qui permet de produire pour un coût réduit.
Dernier avantage majeur : Toyota est le plus mondial de tous les généralistes de l’automobile. L’entreprise est incontournable au Japon, numéro deux aux Etats-Unis derrière General Motors, et très présente en Europe et en Afrique. Historiquement elle a également été très puissante en Chine.
Un succès qui se confirme, à prendre tout de même avec des précautions
Grâce aux économies d’échelle, le groupe a une capacité à produire mieux et pour un coût diminué, et à vendre en plus grande quantité et plus cher que ses rivaux. La recette est simple mais il est compliqué de l’appliquer si méticuleusement sur tant d’années.
Le succès de Toyota s’annonce durable, mais attention. En 2008, le constructeur avait trébuché à cause de problèmes liés à la qualité de ses produits.
Cette année, c’est sa filiale Daihatsu qui est au cœur d’un scandale sur des tests de sécurité falsifiés au Japon. Il s’agit de sa première faiblesse. Un groupe si gigantesque peut toujours se prendre les pieds dans le tapis dans un coin de l’empire.
Le groupe japonais a pris du retard sur la voiture électrique
La deuxième faiblesse est liée à l’électrification de l’automobile. Avec sa Prius lancée en 1997, Toyota a été le pionnier de l’hybride. Jusqu’au début de l’année 2023, l’hybride était encore la priorité d’un constructeur qui pensait que le virage rapide et massif vers le 100% électrique n’avait pas de sens.
Toyota a pu voir depuis que l’Europe avance à marche forcée, avec la fin de la vente de voitures neuves à moteur thermique à partir de 2035 notamment.
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Par ailleurs, les constructeurs chinois et Tesla ont pris de l’avance dans la voiture à batterie. Le groupe japonais a donc décidé d’accélérer très nettement. Le petit-fils du fondateur, qui dirigeait l’entreprise depuis plusieurs années, a passé le volant à un nouveau patron, qui a promis que l’électrique était la nouvelle priorité. Le géant de l’automobile part avec un peu de retard mais il ne faut jamais sous-estimer Toyota.
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