A la montagne, un secteur de l’économie atteint des sommets à toutes les périodes de l’année : l’immobilier de l’ultra luxe. Thibault de Saint Vincent, président de l’agence immobilière Barnes était l’invité de l’émission « C’est dans votre intérêt ! » 12 novembre.
Un chalet de 350 m² situé en plein de cœur de Chamonix, à deux pas des pistes de ski, refait à neuf, pour la modique somme de 6 millions d’euros, ou un appartement de à 24 000 euros le mètre carré dans le centre-ville de Megève, en plein cœur du massif du Mont-Blanc. Ces biens de prestige, réservés à une clientèle très fortunée, ne connaissent pas la crise, malgré l’augmentation des taux d’intérêt.
« Les Alpes sont le nouvel Eldorado qui concurrence les grandes villes internationales » explique Thibault de Saint Vincent, président de l’agence immobilière Barnes, spécialisée dans l’immobilier de luxe.
Le phénomène des résidences « semi-principales »
En réalité, l’immobilier de montagne n’est pas uniquement associé à la saison hivernale : « beaucoup de gens s’installent désormais là-bas pour y vivre durablement ». Cet attrait croissant pour des lieux plus isolés, parfois en pleine nature, s’explique par la « qualité de vie » offerte par des villes comme Chamonix, Megève, Verbier ou encore Gstaad en Suisse.
Comme l’explique le président de Barnes, il y a d’abord beaucoup « de très bonnes écoles » à la renommée internationale, un critère primordial pour l’installation de familles. Par ailleurs, les parents peuvent y exercer de nombreuses activités : « le travail à distance, notamment pour les entrepreneurs, permet de s’installer dans des coins tranquilles ».
Il s’agit de l’émergence de propriétés « semi-principales » ou « semi-secondaires » : les propriétaires passent en fait plusieurs semaines voire plusieurs mois de l’année dans leur résidence à la montagne.
Le marché de l’ultra-luxe résiste
Avec une clientèle très internationale, composée d’Anglais, d’Américains ou encore de personnes originaires de l’Europe du Nord, l’immobilier de prestige à la montagne s’adresse à des personnes extrêmement fortunées : « ce sont des biens où le financement n’est pas un critère de sélection », explique l’expert en immobilier de luxe.
Pour des biens très hauts de gamme, les « paiements cash » sont d’ailleurs fréquents : le marché est donc moins influencé par la fluctuation des taux d’intérêt. Dans les Alpes françaises, le prix moyen d’un bien ultra luxueux est compris ente 8 et 12 millions d’euros ; ainsi, le prix au mètre carré oscille entre 10 000 et 50 000 euros.
La montagne a été « mise en valeur » par les crises
Là où un « marché à deux vitesses » s‘est développé dans les grandes villes comme Paris, avec un ralentissement des transactions pour certains biens car de nombreux prêts ont été refusés, la montagne est moins concernée par ce phénomène.
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Pour Thibault de Saint Vincent, le marché de l’immobilier à la montagne a été « mis en valeur » par les différentes crises, notamment la pandémie de Covid19, faisant apparaître les « intérêts d’habiter dans des coins où il y a une vraie qualité de vie ».
Paul Cassedanne
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