Flambée des prix du carburant : un coup dur pour les automobilistes

Syspeo/SIPA

Alors que les prix du carburant avaient baissé début juillet avec le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, la reprise du conflit et ses répercussions sur le détroit d’Ormuz font de nouveau grimper les prix à la pompe, une flambée qui ne risque pas de diminuer de sitôt. 

 

On savait déjà que l’été serait chaud, mais on espérait que la température allait retomber dans les stations-services. Manque de chance, les prix à la pompe, qui avaient commencé à rebaisser, recommencent à monter.

Le Gazole est repassé au-dessus des 2 euros le litre. Le Super est à 1,96 en moyenne et il devrait lui aussi repasser au-dessus des 2 euros.

On peut se réjouir, en se disant qu’en avril le Diesel était à plus de 2,30 euros. Mais on peut aussi se désoler, en se rappelant qu’on était retombé à 1,86 début juillet et que l’an dernier, on tournait autour de 1,50 pour le litre de diesel.

La hausse des prix du carburant entraîne un surcoût de plusieurs milliers d’euros pour les ménages

40 ou 50 centimes de plus sur un litre, ça peut ne pas paraître énorme, mais quand on fait en moyenne 10 000 km par an comme la plupart des ménages, on parle d’un surcoût de plusieurs milliers d’euros. Cela va faire mal au porte-monnaie, et le pire, c’est qu’il y a en fait aujourd’hui peu d’espoir de voir le prix du plein rebaisser rapidement.

Si les prix ont grimpé ces derniers mois, c’est à cause de la guerre dans le Golfe et du blocage du détroit d’Ormuz. Même si en Europe on consomme peu de pétrole en provenance du Golfe, cette région représente 20% de la production mondiale, et si ce robinet se ferme, cela impacte les cours mondiaux.

Le baril est remonté au dessus de 90 dollars

Avec la trêve et les négociations de paix annoncées fin juin, la situation s’était détendue. Mais depuis, le conflit a repris et les tankers ne passent qu’au compte-gouttes.

Seuls trois bateaux par jour osent actuellement traverser le détroit d’Ormuz, contre une dizaine quelques jours après la signature d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis, et une cinquantaine en février, avant le début du conflit.

Par conséquent, le baril, qui était retombé autour de 60 dollars, est remonté au-dessus de 90 dollars. On n’est pas aux 115 dollars du début de la guerre, mais les prix vont sans doute rester durablement élevés parce que les stocks sont aussi plus bas qu’en février.

A lire aussi

 

Les pays ont puisé dans leurs réserves stratégiques et aujourd’hui, il faut les remplir à nouveau, ce qui exerce une pression à la hausse sur la demande mondiale.

La situation est aussi plus compliquée parce que l’Ukraine multiplie les attaques de drones sur les raffineries en Russie.

Et comme une bonne partie de notre Diesel vient de Russie, si leurs capacités de raffinage sont affectées, ils réduisent leurs exportations pour répondre à leur demande intérieure.

David Barroux

Retrouvez tous les articles liés à l’actualité économique