C’est l’histoire inouïe d’une œuvre d’art très rare. Le 4 novembre, il a été annoncé que « La Dérision du Christ » du peintre de la pré-Renaissance italienne Cimabue allait intégrer les collections du Louvre. Mais le chemin du précieux tableau a été long avant d’en arriver là.
Il s’agit d’un miracle. L’histoire commence par la découverte par hasard, en 2019, d’une pièce d’une grande rareté, un petit tableau de 28,5 centimètres sur 20 intitulé « La Dérision du Christ » et daté du XIIIe siècle, dans une maison de Compiègne (Oise) dont la propriétaire réside dans un Ehpad.
A l’époque, une commissaire-priseuse était venue dresser un inventaire des meubles pour débarrasser les lieux à la suite de la vente de la maison. A son arrivée, le petit tableau était accroché entre la cuisine et le salon et personne n’en connaissait la valeur.
La famille de la propriétaire n’a rien touché
L’œuvre a été sauvée in extremis de la déchetterie lorsqu’elle a été identifiée comme étant le tableau d’un peintre majeur de la pré-Renaissance italienne, Cimabue, provenant d’un ensemble de huit panneaux dont deux seulement étaient connus. Sa propriétaire prenait le tableau pour une simple icône russe sans valeur.
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Après cette découverte, le musée du Louvre a acheté l’œuvre pour 19 millions d’euros en 2019 après qu’un collectionneur l’avait remportée aux enchères pour 24 millions d’euros. La famille de la propriétaire, elle, n’a toujours rien touché. En France, tout ne se termine pas toujours par des chansons, pas toujours par un scandale, mais souvent par une polémique.
Hervé Gattegno
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