Langue française : 4 expressions horripilantes qui ont envahi les médias et nos conversations

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Parlons de ces phrases trop souvent entendues et qui ont tendance à m’horripiler. Elles ont été répandues ces dernières années par les médias et les hommes politiques. Mieux vaut les éviter !

« J’ai envie de dire ». Voilà une phrase qui n’a pas vraiment de sens. Elle est souvent employée par précaution oratoire pour montrer qu’on sait qu’elle peut gêner, mais qu’on le dit quand même. Cette expression est apparue dans les années 2010. Quand on l’emploie, est-ce qu’on veut dire qu’on ne disait pas ce qu’on avait envie de dire ? Non, il ne me semble pas. Dites-le directement.

Ceci est un peu plus taquin : « Je dis ça, je ne dis rien ». Cette formule assez pénible s’est répandue il y a quelques années et encore une fois, est complètement inutile. En général, elle accompagne une remarque désagréable ou ironique, par exemple : « tu n’avais pas dit que tu te mettais au sport ? Je dis ça, je ne dis rien », ou « tu n’étais pas censé rendre ce dossier pour hier ? Enfin, je dis ça, je ne dis rien ». Alors autant s’abstenir.

« On ne va pas se mentir » : le reste du temps, on ment ?

« Pour être honnête avec vous ». Dès que je l’entends, je commence à me crisper un peu, d’autant qu’elle est de plus en plus courante. Quand on se penche quelques secondes sur la question, qu’est-ce qu’on peut en conclure ? Eh bien, que le reste du temps, la personne n’est pas honnête, ou alors qu’elle n’est honnête avec nous que sur ce point précis, ce qui est plutôt inquiétant.

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Passons à son pendant : « on ne va pas se mentir ». Si on suit la logique de cette formule oratoire, cela signifie que le reste du temps, on ment. Donc une fois de plus, mieux vaut se méfier de ces tournures de phrases.

Karine Dijoud

Retrouvez la chronique Et si on parlait français ? Avec l’Académie française