Langue française : 4 erreurs très courantes à ne pas faire !

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Faisons le point sur ces erreurs que nous faisons tous, parfois sans le savoir. Voici quatre exemples de fautes, à remplacer par les bonnes expressions.

Commençons par « s’accaparer ». Quel est le problème ? Eh bien c’est tout simplement incorrect. On ne peut pas dire « il s’est accaparé tous les regards », car le verbe accaparer n’existe pas à la forme pronominale. Il faudra l’employer ainsi : « il a accaparé tous les regards ».

Passons à « lorgner sur ». On l’entend très souvent, par exemple : « elle a encore lorgné sur la copie de sa voisine ». Cette phrase est incorrecte : lorgner est un verbe transitif, ce qui signifie qu’il est directement suivi d’un complément. « Elle a encore lorgné la copie de sa voisine ». De même, on peut dire : « il a lorgné la montre de son collègue », et non pas « il a lorgné sur la montre de son collègue ». J’en profite pour rappeler la définition de lorgner : observer de façon particulière, de côté ou avec insistance, avoir des vues sur quelque chose que l’on convoite.

Le cas échéant, une locution souvent employée à contresens

« A l’instar de » : l’expression est souvent mal employée. Cette locution signifie : « suivant l’exemple de » et non pas « contrairement à ». Par exemple, « à l’instar de ses collègues, il déjeune à l’extérieur ». Cela ne signifie pas qu’il déjeune seul en dehors de l’entreprise, mais que, comme ses collègues, il va à l’extérieur.

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Terminons par « le cas échéant ». Voici encore une expression souvent utilisée à contresens. Échéant vient du verbe échoir, qui veut dire arriver. Donc « le cas échéant » signifie : « si cela arrive, si l’occasion se présente ». « Il craint une averse soudaine. Le cas échéant, il a emporté son parapluie ».

Karine Dijoud

 

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