Un concert de l’Orchestre Philharmonique de New York se poursuit malgré un séisme de magnitude 4,7

Crédit : Erin Baiano/NY Phil

Vendredi, dans la matinée, un séisme a secoué la région de New York. Heureusement très peu de dégâts, aucun blessé mais le concert que donnait le Philharmonique de New York a été perturbé par… les alertes des téléphones portables.

Il était 10h30 à New York ce vendredi 5 avril lorsqu’un séisme d’une magnitude de 4,7 a touché la côte nord-est des Etats-Unis. Des fenêtres ont tremblé, des meubles et objets ont légèrement bougé mais, heureusement, aucun dégât majeur ni blessés n’ont été constatés. En revanche, le léger mouvement de panique qui a été provoqué a perturbé certaines manifestations, à commencer par une réunion au siège de l’ONU.

C’est aussi au Geffen Center que ces perturbations ont été assez marquantes. Le Philharmonique de New York (NYPO) devait y donner à 11h00 un concert sous la direction de Karina Canellakis avec la jeune pianiste Alice Sarah Ott. Toutes deux effectuant leurs débuts dans la grande salle de concert du Lincoln Center.

« C’est un concert dont nous nous souviendrons tous »

Au programme de ce concert : des œuvres de Webern, Strauss, Scriabine, Ravel et Satie. Mais les ennuis ont commencé avant même les 1ères notes de la pièce de Webern qui devait ouvrir la représentation. Selon un témoin, cité par le site Slippedisc, des dizaines d’alertes de téléphones portables se sont alors mises à retentir, provoquant le report de quelques minutes du concert.

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Une fois le concert commencé, des téléphones ont à nouveau sonné mais Karina Canellakis a continuer à diriger l’orchestre dont l’interprétation couvrait ces sonneries. Pas de quoi perturber non plus la prestation au piano d’Alice Sarah Ott sur le Concerto pour piano en sol de Maurice Ravel, rythmé par plusieurs sonneries inopportunes. Alors qu’elle revenait sur scène pour interpréter la Gnossienne n° 1 d’Erik Satie, la pianiste allemande, d’origine japonaise, a même lancé au public : « C’est un concert dont nous nous souviendrons tous ».

Pendant l’entracte, la direction de la salle a fait une annonce demandant aux spectateurs d’éteindre les portables. Un vœu pieux puisque la seconde partie du concert a encore été émaillée de sonneries intempestives.

 


Philippe Gault

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