La pianiste Yuja Wang, le chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin et le public du Carnegie Hall se sont prêtés à une expérience sur les pulsations cardiaques. Les résultats viennent d’être révélés.
Lors d’un concert marathon donné au Carnegie Hall de New York en janvier 2023, la pianiste Yuja Wang, les membres du Philadelphia Orchestra, le chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin et une partie du public avaient été équipés de capteurs qui enregistraient leurs pulsations cardiaques. Le Carnegie Hall vient de mettre en ligne une vidéo (voir ci-dessous) dans laquelle la pianiste et le chef d’orchestre commentent les résultats.
À l’occasion de cette représentation, la pianiste chinoise accompagnée de l’orchestre de Philadelphie dirigé par son chef canadien, avait réalisé une performance unique : enchaîner les 4 concertos et la Rhapsodie sur un thème de Paganini composés par Serge Rachmaninov. Soit, 2 heures et demi de musique, 621 pages de partition et plus de 97 000 notes jouées !
L’intensité émotionnelle est ressentie de la même manière par les musiciens et le public
La vidéo mise en ligne sur YouTube par le Carnegie Hall le 1er avril permet d’observer l’évolution des battements du coeur des différents intervenants en fonction du déroulé des morceaux.
Concernant Yuja Wang, on voit notamment son rythme cardiaque s’élever plus sur les oeuvres qu’elle connaissait moins, comme les concertos n° 1 et 4. Par ailleurs, son coeur bat nettement moins vite pendant les solos que lorsqu’elle joue en même temps que l’orchestre.
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Autre résultat marquant, le fait que, même si soliste, musiciens, chefs d’orchestre et spectateurs n’ont pas le cœur qui bat avec la même amplitude, les courbes de leur rythme cardiaque sont presque toujours parallèles. Ce qui prouve que l’intensité émotionnelle est ressentie de la même manière par les musiciens et le public. « Être sur la même longueur d’onde, c’est très beau. Je trouve ça très émouvant » a commenté Yannick Nézet-Séguin.
Philippe Gault
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