Tous les héros ne portent pas de cape, et certaines solutions pour changer le quotidien sont à la portée de chacun. Invité de la matinale, Raphaël Ruegger, cofondateur de la Fédération française des trucs qui marchent (FFTM) et auteur du livre éponyme publié chez Buchet Chastel avec Théo Caviezel, présente des initiatives locales qui transforment concrètement la vie des habitants.
Agir localement pour améliorer durablement le quotidien, c’est le pari de Raphaël Ruegger. Il raconte que l’idée de la FFTM est née grâce à Grégoire Bourgeois, cofondateur du cabinet Evidence et passionné d’action publique. « Il m’a dit qu’il faudrait une fédération française des trucs qui marchent, avec une mission simple : identifier et faire connaître des initiatives qui ont fait leurs preuves et qui sont duplicables partout en France. » Dès le départ, la feuille de route est claire : « pars du bureau, va sur le terrain, rencontre des élus et émerveille-toi de toutes ces initiatives qui germent dans leur esprit et qui changent leur commune et qui demain, si elles sont dupliquées, peuvent changer la France. »
Pour distinguer une action solide d’une simple idée séduisante, la FFTM s’appuie sur trois critères : le projet doit être porté par la commune et un élu ; il doit avoir démontré son efficacité ; il doit être réplicable. « On rencontre aussi les bénéficiaires. Quand on parle de transport, on monte sur le vélo ; quand on parle de bien manger, on va à la cantine avec les enfants… C’est comme ça qu’on se saisit de ces initiatives », explique Raphaël Ruegger.
Des petites idées, de grands projets
Certaines expérimentations marquent les esprits. A Muttersholtz, dans le Bas-Rhin, un maire a transformé les déplacements scolaires : « il ne voyait plus de vélo dans le garage de l’école. […] Il a créé des chemins, parfois en passant par des habitations avec des droits de passage. Aujourd’hui, 99% des enfants vont à l’école à vélo. » Dans les Alpes-Maritimes, Mouans-Sartoux a misé sur une ferme municipale de six hectares : « les agriculteurs salariés produisent à peu près 25 tonnes de fruits et légumes bio qui permettent de faire 100% des repas des enfants, les 1 200 repas quotidiens pour les enfants et les centres de loisirs. » A Orly-la-Ville, des statues d’animaux ont été installées pour faire ralentir les automobilistes, une idée simple et efficace.
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Toutes ces initiatives racontent la même histoire : celle de citoyens et d’élus qui cherchent des solutions pragmatiques, adaptées à leur territoire, capables d’améliorer la vie quotidienne. Pour Raphaël Ruegger, c’est la démonstration que chacun a son rôle à jouer : « on peut agir à l’échelle de sa commune, de son quartier ou de son lotissement pour rendre la vie des gens un peu plus heureuse et la vie de nos communes un peu plus agréable. »
Daphnée Cataldo
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