Les influenceurs de Noël : quand YouTube, Instagram et TikTok dictent les tendances

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Noël approche et il faut penser à écrire sa liste au père Noël. Pour trouver de l’inspiration, les enfants avaient autrefois d’un côté les prospectus des enseignes de jouets et les discussions dans la cour de récréation. Désormais, il faut aussi compter sur les influenceurs sur Internet : Instagram, YouTube, TikTok… c’est sur ces plateformes que les envies des jeunes se construisent.

D’après une enquête de SuperAwesome, une entreprise qui étudie le comportement des enfants en ligne, 42% des adolescents ont déjà demandé à leurs parents de leur acheter un cadeau repéré sur Internet en 2022.

Avec plus d’un million d’abonnés sur leur chaîne YouTube, Lili et Gabin font partie de ces influenceurs qui modifient les listes au père Noël de nombreux enfants. Face à la caméra, les deux adolescents détaillent une liste de cadeaux. « Les amis, vous avez aussi le Cluedo Conspiration qui est incroyable ! » s’exclame Gabin. « On l’a testé avec Lili, il est trop bien » assure-t-il.

Des vidéos virales qui mènent parfois à la rupture de stock

Ces vidéos ciblent clairement des jeunes comme Noah, 10 ans, qui accompagne sa mère dans un magasin parisien avec une demande précise : un « Watersoft », une sorte de pistolet à billes.

Le petit garçon a fait la découverte de ce jouet « sur YouTube » en regardant une vidéo d’influenceurs, à l’image de celles réalisées par Lili et Gabin. La mère du jeune Noah apprend avec surprise que son fils a été guidé dans ses choix : « je ne le savais pas du tout ! » s’étonne-t-elle.

Lorsqu’une vidéo devient virale, la demande pour certains produits explose jusqu’à la rupture de stock. Une loutre en peluche s’est ainsi vendue en plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.

Une manne financière pour les enseignes de jouets

« Il y a eu un phénomène sur TikTok où tout le monde s’est mis à vouloir retrouver le produit » explique Franck Mathais, porte-parole de l’enseigne JouéClub.

« En dix jours, le stock de l’ensemble des magasins a été écoulé. Tous les jouets que l’on vend en ce moment ont été achetés il y a plus de 6 mois, on peut donc parfois ne pas avoir estimé suffisamment le potentiel du produit ».

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Mais pour Franck Mathais, la situation actuelle est différente, comparable à une « traînée de poudre ». Les enseignes profitent de ces phénomènes viraux, scrutent les réseaux sociaux et nouent des partenariats avec des influenceurs, notamment pour tester la popularité de certains produits.

Zoé Pallier

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