La Seine : « La baignade reste interdite hors des sites sécurisés », signale le préfet de Paris, Marc Guillaume

Crédit : Vincent GRAMAIN/SIPA

Trois nouveaux sites de baignade naturelle ouvrent du 5 juillet au 31 août à Paris. Ces zones aménagées seront accessibles gratuitement : le bras Marie, Grenelle et Bercy. Invité de la matinale, le préfet de Paris, Marc Guillaume, rassure sur la sécurité d’une baignade dans le fleuve parisien.

Cet été, Paris Plages change de visage ! Fini les simples brumisateurs sur les plages aménagées des bords de Seine. Dès le 5 juillet, visiteurs et Parisiens pourront plonger dans la Seine grâce à des zones aménagées et sécurisées.

Marc Guillaume, le préfet de Paris, explique que ce projet a été rendu possible par l’amélioration de la qualité de l’eau : « Depuis la mi-juin, l’eau est de qualité, à la fois dans la Seine et dans la Marne. C’est pour ça que, dans la Marne, vous pouvez déjà commencer à vous baigner sur les sites de Maisons-Alfort et de Joinville-le-Pont. Et pour rassurer tout le monde, des mesures de la qualité de l’eau sont faites chaque jour et vous pouvez les retrouver sur le site de l’Agence Régionale de Santé. »

Reste à faire face à un facteur d’influence : la pluie. Le préfet de Paris rassure : « Lorsqu’il pleut, l’eau a tendance à raviner et emporte dans la Seine un certain nombre de bactéries qui mettent plus longtemps à être éliminées. Mais il ne s’agit que d’un jour ou deux pour que la Seine retrouve un état stable. »

Une baignade sous surveillance

L’Île-de-France compte désormais 27 sites de baignade répartis sur 6 départements pour cette saison 2025. Il y en a cinq à Paris, neuf en Seine-et-Marne, quatre dans les Yvelines, deux en Seine-Saint-Denis, six dans le Val-de-Marne et un dans le Val-d’Oise. Mais Marc Guillaume rappelle que la baignade n’est possible que sur les sites aménagés : « Elle reste interdite sur tous les autres endroits où il n’y a pas de maître-nageur pour assurer la sécurité et une bonne baignade. Il faut vraiment dire à chacun que la baignade sur les sites non autorisés est dangereuse car les bateaux circulent. »

Le plan Baignade a été lancé en 2016 pour permettre aux Franciliens, Parisiens et visiteurs de se baigner en sécurité dans la Seine et dans la Marne à Paris et dans le Val-de-Marne pour cet été et en aval d’ici 2028. Ce projet repose sur l’amélioration massive de la qualité de l’eau, mais aussi sur une gestion rigoureuse des usages du fleuve : « L’objectif du président de la République, c’est qu’on puisse en même temps assurer ce transport par voie fluviale, donc l’activité économique, et les points de baignade, donc l’activité touristique qui a bénéficié énormément de l’image des JO, et donc on doit arriver à combiner les deux. »

L’héritage des Jeux Olympiques

« Toutes ces sources de fraîcheur sont positives dans ces moments de canicule », affirme le préfet de Paris. Depuis deux semaines, la France connaît une vague de chaleur particulièrement longue. D’après lui, ils ont été prêts à gérer la situation grâce aux Jeux Olympiques : « Le gouvernement nous avait demandé que les JO ne soient pas juste un événement sportif, mais un événement pour l’ensemble de la société. C’est comme ça que 260 anciens sans-abris ont été relogés alors qu’ils habitaient aux abords des sites olympiques. Cet héritage social nous a permis d’ouvrir 500 places d’urgence lors de la canicule, offrant un refuge aux plus vulnérables. »

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Dans cette même lancée, le Premier ministre François Bayrou présentera le 8 juillet une nouvelle réforme de l’administration territoriale permettant d’augmenter le pouvoir du préfet. Pour Marc Guillaume, la coordination est la clé de l’efficacité collective des préfectures : « Les JO ont montré que lorsque l’État territorial était bien coordonné, on avait une efficacité collective forte ! Je pense que c’est dans ce prolongement que le Premier ministre réunit les préfets. »

Alessandra Wyak

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