Il était le grand favori depuis quelques heures. Le président de la République a choisi Gabriel Attal comme premier ministre. L’actuel ministre de l’Education nationale succède à Elisabeth Borne qui aura dirigé le gouvernement pendant 1 an et 8 mois.
À 34 ans, Gabriel Attal devient le plus jeune premier ministre de la Ve République. Il « incarne un élan, une dynamique, une audace dont on a sûrement besoin », résume un cadre de la majorité. Il succède à Elisabeth Borne, nommée à ce poste le 16 mai 2022.
Cher @GabrielAttal, je sais pouvoir compter sur votre énergie et votre engagement pour mettre en œuvre le projet de réarmement et de régénération que j’ai annoncé. Dans la fidélité à l’esprit de 2017 : dépassement et audace. Au service de la Nation et des Français.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 9, 2024
La première tâche de Gabriel Attal sera de former un nouveau gouvernement sous le signe du « réarmement » vanté par le chef de l’Etat lors de ses voeux du Nouvel An: « réarmement industriel, économique, européen » mais aussi « civique », autour notamment du vaste chantier de l’école que Gabriel Attal a porté depuis l’été en initiant de nombreuses réformes d’ampleur.
Un nouveau gouvernement placé sous le signe du « réarmement »
Reste à savoir si le remaniement sera d’ampleur ou si les sortants seront nombreux. Plusieurs proches du président, dont François Bayrou, appellent à resserrer l’équipe gouvernementale qui compte aujourd’hui 39 membres.
Les réactions à la nomination de Gabriel Attal n’ont pas tardé à apparaitre sur les réseaux sociaux. Pour Jean-Luc Mélenchon (LFI) «La fonction de premier ministre disparaît. Le monarque présidentiel gouverne seul avec sa cour. Malheur aux peuples dont les princes sont des enfants » et Olivier Faure (PS) se fend d’un sobre et définitif « Emmanuel Macron se succède donc à lui-même ».
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À droite Bruno Retailleau (LR) estime que « C’est aux actes que nous jugerons Gabriel Attal. Il sera un bon Premier ministre s’il parvient à mener une bonne politique pour la France » et Jordan Bardera (RN), plus sévère, déclare qu' »En nommant Gabriel Attal à Matignon, Emmanuel Macron veut se raccrocher à sa popularité sondagière pour atténuer la douleur d’une interminable fin de règne ».
Philippe Gault (avec AFP)
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