Les troubles qui agitent la Nouvelle-Calédonie jettent la lumière sur les intrusions extérieures qui ciblent la France. Comment expliquer que les émeutiers de Nouméa arborent des drapeaux étrangers ?
Ce qui se passe actuellement à Nouméa démontre que les radicaux kanaks sont à l’évidence soutenus, encouragés et financés par des forces extérieures qui cherchent à nuire à la France. Pour remonter la piste, il suffit d’observer – en effet – les drapeaux qui ont été étonnamment arborés pendant les troubles : bleu, rouge, vert de l’islam, le tout frappé du croissant musulman et de l’étoile, ce sont les couleurs de l’Azerbaïdjan. Même si ce drapeau apparaît particulièrement incongru dans le Pacifique sud, sa présence correspond à une stratégie délibérée ordonnée depuis Bakou.
Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, l’a affirmé : « Sur l’Azerbaïdjan, ce n’est pas un fantasme, c’est une réalité. C’est une dictature qui massacre, on le sait tous, une partie des Arméniens. Et je regrette qu’une partie des leaders indépendantistes calédoniens aient fait un deal avec l’Azerbaïdjan.»
La vengeance de Bakou contre la France s’exerce maintenant
En 2020, pour vaincre les forces arméniennes chrétiennes au Haut-Karabakh, l’Azerbaïdjan a recruté des djihadistes syriens et des mercenaires pakistanais ; cette belle alliance était placée sous les ordres de conseillers militaires turcs, formés aux normes de l’OTAN et très aguerris. C’est dire à quel point les troupes azerbaïdjanaises sont redevables à des éléments étrangers. Or ce que Bakou reproche aujourd’hui à Paris, c’est justement d’avoir mis un pied au Caucase pour venir venu en aide à la démocratie en Arménie, pays de nouveau menacé par les prétentions territoriales du leader azerbaïdjanais, Ilham Aliyev. La vengeance de Bakou s’exerce maintenant aux antipodes.
Ilham Aliyev, appuyé par le président turc Erdogan, a créé de toutes pièces une nébuleuse antifrançaise qui regroupe tous les contestataires de l’outre-mer tricolore. En juillet 2023, l’Azerbaïdjan a convié à Bakou les indépendantistes de Martinique, de Guyane, de Polynésie et de Nouvelle-Calédonie. C’est ainsi qu’est né le « Groupe d’initiative de Bakou » dont le but affiché est de soutenir les mouvements supposément anticolonialistes.
Des activistes kanaks se sont rendus à Bakou le 1er mars
A l’automne 2023, le contre-espionnage français a déjoué une opération, pilotée par Bakou, qui avait pour but de semer des troubles lors de la visite à Nouméa du ministre français de la Défense.
Enfin, si l’on en croit des sources bien informées, relayées par la DGSI (la Direction centrale de la sécurité Intérieure), des activistes kanaks se sont rendus à Bakou le 1er mars dernier pour y assister à une conférence consacrée à la décolonisation ; leurs frais de transport et de résidence ont été entièrement offerts par les aimables intermédiaires azerbaïdjanais.
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L’Azerbaïdjan ne fait que dupliquer ce que d’autres puissances néfastes ont déjà mis en place, en particulier la Russie, qui agit contre la France en Afrique mais aussi à Mayotte, et la Turquie, qui contrecarre tout ce qui peut être français en Libye. Il faut s’y résoudre et élaborer une vraie stratégie de réponse : la France est devenue la proie des satrapies illibérales.
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