Christoph Willibald Gluck

(1714-1787) Epoque classique

Né en 1714 à Erasbach (Haut-Palatinat), Christoph Willibald Gluck, fils d’un garde forestier, quitte la maison familiale afin de gagner sa vie comme musicien ambulant. De sa rencontre avec l’écrivain Métastase naîtront de nombreux opéras dans le goût italien (Ezio, La Clemenza di Tito…). Etabli dans la capitale autrichienne en 1752 où il ne tarde pas à devenir le compositeur attitré de la « Theatral und Akademiemusik » du Burgtheater de Vienne, Gluck fait la connaissance de l’écrivain Ranieri de’ Calzabigi, qui lui concocte les livrets de trois opéras d’un style nouveau (la fameuse « réforme ») : Orfeo ed Euridice, Alceste et Paride ed Elena. Ils démontrent, à l’opposé de l’excès de virtuosité typique de l’opéra seria italien, un souci constant d’émouvoir et de toucher en recherchant la vérité dramatique, la simplicité et le naturel.

Fort du soutien de Marie-Antoinette, il fait créer à Paris (et en français) Iphigénie en Aulide, Armide et surtout Iphigénie en Tauride, résumé magistral de tous ses efforts novateurs, dont l’impact sur le jeune Hector Berlioz sera fondamental. Mais Echo et Narcisse, son dernier opéra, connaît un échec retentissant. Vexé, Gluck quitte alors Paris pour n’y plus revenir. Il meurt à Vienne, tandis que fait rage la querelle des gluckistes et des piccinnistes opposant les partisans de l’opéra français incarné par Gluck, et les tenants de la musique italienne incarnée par Niccolò Piccinni.