Violences à Dijon liées à des expéditions punitives tchétchènes

C’est un peu le déconfinement qu’on n’attendait pas. Celui des gangs et des bandes. Dans quel pays sommes nous ? se demande Hugues Souverbie dans l’édition dijonnaise du Bien Public en Côte-d’or, qui fait la Une sur les scènes d’émeutes aux Grésilles ce quartier de Dijon on s’affrontent depuis plusieurs jours des Tchétchènes et des jeunes français d’origine maghrébine.

 

3 jours de violences dans le quartier des Grésilles à Dijon

Les Tchétchènes font en général la Une des pages internationales de vos journaux, mais là nous sommes en France. Et il faut lire ce matin sans se frotter les yeux le Bien Public pour s’assurer qu’on n’est bien en France, dans un Etat qui il y a peu se demandait s’il ne fallait pas rétablir le couvre-feu pour éviter aux gens d’attraper le coronavirus. Après 3 jours de violences à Dijon entre membre des communautés tchétchènes et maghrébines, la fin de journée de ce lundi a de nouveau été marquée par des rebondissements dans le quartier des Grésilles. Entre 100 et 150 personnes parfois armées, cagoulées et ou masquées et souvent vêtues de noir se sont rassemblée hier.

 

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Entre 17h et 20 h, plusieurs caméras de vidéoprotection auraient été détruites par armes à feu, poursuit le Bien Public dans sa description du rebondissement. Quatre incendies de voitures et plusieurs feux de poubelles. Vers 20 heures un véhicule a été arrêté par les manifestants, le conducteur a été sorti de force. Et le véhicule a été projeté dans une barricade enflammées située à proximité. Cela pourrait être ça, le rebondissement, mais on ignore si le véhicule a rebondi sur la barricade, car le préfet de la Côte-d’or explique au Bien Public : « dans la foulée, j’ai demandé à un escadron de gendarmerie de faire mouvement pour reprendre possession du terrain, faire cesser les troubles et ramener la paix publique ».

 

Une vidéo devenue virale montre une Peugeot 307 roulant à vive allure, puis partir en tonneaux

Et le Bien public rappelle les événements de la nuit précédente, celle de dimanche à lundi, qui ont vu une véritable armée se positionner dans le quartier : 100 agents des forces de l’ordre dont 37 CRS, des brigades anticriminalité de Côte-d’or, de Saône-et-Loire et du Doubs, des brigades spécialisées de terrain et de roulement ainsi que des gendarmes. Face à eux 150 a 200 membre de la communauté tchétchène donc si je lis bien ce qu’écrit le bien public, la France est en guérilla sur son territoire avec des Tchétchènes et c’est ce dimanche soir qu’a lieu un impressionnant accident de la route dont la vidéo a tourné sur les réseaux sociaux, on y voit une Peugeot 307 noire roulant à vive allure partir en tonneaux, voilà donc les rebondissements.

 

 

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Je m’arrête là pour vous lire toujours dans le Bien Public le témoignage de Lamro, Tchétchène originaire de Saint-Etienne présent sur place, extrait de l’interwiew : « nous n’avons agressé personne gratuitement » , « nous venions pour tenter d’arrêter le conflit » , « Nous voulions temporiser mais il nous tiré de dessus une dizaine de minutes avant l’accident de voiture » , « Nous n’avions pas d’arme à feu juste des barres de fer ». Alors évidemment, on comprend que Hugues Souverbie se demande dans quel pays nous sommes. Pour le savoir, il faut lire dans le Figaro l’explication donnée à ces expéditions par le responsable des relations presse de l’assemblée des Tchétchènes de France : ces expéditions punitives, qui n’ont rien à voir avec une guerre des gangs, ne doivent bien sûr pas devenir la règle. « Mais pendant le confinement on s’est sentis abandonnés par les policiers. A chaque fois qu’il y a un point de deal vous devez vivre en permanence avec sous le règne de trafiquants ». Et il ajoute c’est là que cette affaire devient surréaliste : « les Tchétchènes ont tenu tête à la Russie, on ne va pas se laisser faire par des racailles »…

 

David Abiker

 

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