Pauvreté : les oubliés, les déclassés et les décrocheurs en Une de vos journaux

Les nouveaux visages de la pauvreté font la une du Parisien Aujourd’hui en France. La crise du coronavirus a accru les difficultés financières d’une partie de la population, un phénomène très visible dont les associations voient les effets.

 

La fréquentation du Secours populaire a bondi de 45 à 50% dans certaines structures

Le Secours Populaire a enregistré pendant le confinement une hausse de 45 à 50 % dans certaines de ses structures en Île-de-France et les banques alimentaires font face à un bond de la demande de 20 à 30 % sur tout le territoire. Et le Parisien raconte la descente aux enfers de Mohamed, 40 ans, chauffeur VTC à Paris. Il se rappelle du jour où il a arrêté de sortir sa voiture, puis du jour où il l’a rendue, ne pouvant plus payer sa location, puis du jour où il a vendu sa Xbox pour pouvoir s’acheter à manger, puis de celui où il a commencé à emprunter 10 euros par-ci, 20 euros par-là pour faire ses courses et de la première fois où il s’est rendu aux Restos du Cœur « je ne vais pas vous mentir, la première fois que j’y suis allé, j’ai pleuré en cachette ».

 

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Et dans son édito Frédéric Vezard pointe l’ubérisation de la société qui a certes donné du boulot mais qui fragilise l’économie. Il affaiblit la valeur du travail dit-il, génère un sentiment d’injustice et de rancœur. De quoi déstabiliser n’importe quelle société.
Il y a les déclassés et les décrocheurs à la une de Libération. Le coronavirus a fait trinquer les salariés pauvres, il fait dégringoler plus encore les décrocheurs. Et il y a urgence à s’y coller, titre le journal. Comment raccrocher les décrocheurs, s’interroge Libération et les professeurs. « On a vu le fossé entre les enfants se creuser, là, sous nos yeux » explique l’un d’eux.

 

Libération raconte les appels entre parents et professeurs depuis le confinement

Et vous lirez dans Libération comme le confinement et l’éloignement profs/élèves a créé ces fameuses inégalités. Libération est allé dans les quartier populaire de Montreuil et raconte les appels chez les parents de ce professeur qui veut parler à son élève, et le père qui dit que tout va bien et raccroche très vite.

 

Réécoutez l’intégralité de la Revue de presse de David Abiker

 

Ou cette mère de famille qui explique à une institutrice qu’à la maison il n’y a pas de farine pour faire de la pâte à sel. Un autre enseignant explique qu’on a fait de la place à l’école pour les fils de soignants et d’instits, mais ses enfants n’étaient pas prioritaires, ils ont tout le soutien qu’il faut à la maison. Et on soupçonne en lisant Libération que le virus et le confinement ont été des accélérateurs de discrimination sociale. Mais peut-on le prouver ? Non, car il n’y a pas de statistiques en la matière

David Abiker

 

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